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Enhancing Nuclear Safety


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Facteurs modifiant le risque de cancer du poumon chez ls mineurs d'uranium français

Rogel A., Laurier D., Tirmarche M., Quesne B. Revue d'Epidemiologie et de Sante Publique, 50(4) : 1S62, in French

Summary

Introduction La cohorte des mineurs d’uranium français suivie et analysée depuis 1983 à l’Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire a permis de mettre en évidence un risque accru de cancer du poumon en fonction du niveau d’exposition. L’étude de facteurs modifiant la relation exposition-risque tels que l’âge, la durée, le débit d’exposition et la présence d’autres cancérogènes dans les mines permet une meilleure caractérisation du risque et plus particulièrement de l’effet d’une exposition à faible débit reçue sur une longue période. Matériel et Méthodes La cohorte inclut 5098 hommes employés depuis 1947 comme mineur à la COGEMA, et suivis jusqu’à 1994. Parmi eux, 964 mineurs n’ont pas été exposés au radon. L’exposition annuelle individuelle a été reconstruite rétrospectivement avant 1956, puis calculée à partir d’un dosimètre individuel. L’analyse statistique est basée sur le modèle d’excès de risque relatif et la régression de Poisson utilisant des taux de référence externes (population française) puis internes (mineurs non-exposés). Le modèle incorpore dans un premier temps des facteurs modifiants tels que l’âge à l’exposition, le débit, la durée et le délai depuis l’exposition. Dans un deuxième temps, il prend en compte une confusion éventuelle des périodes calendaires caractérisant la présence d’autres substances dans l’atmosphère. Résultat L’exposition individuelle moyenne est 36.5 WLM*, cumulée sur 11,5 années en moyenne. L’exposition moyenne est de 23,9 WLM avant 1956, puis 1,5 WLM après. Le nombre de cancers du poumon est de 125. Un excès significatif de décès par cancer du poumon augmentant linéairement avec le niveau d’exposition cumulée est observé (Excess Relative Risk ERR = 0,8 pour 100 WLM). Aucun effet significatif de l’âge à l’exposition n’est observé. Le risque décroît significativement suivant le délai depuis l’exposition et le débit. Ces effets disparaissent cependant lorsque la période d’exposition avant/après 1956 est prise en compte dans le modèle. Conclusion La cohorte des mineurs d’uranium français est caractérisée par une exposition faible, reçue sur une longue période, dont le débit d’exposition décroît nettement après 1956. L’exposition de cette population est ainsi très proche de l’exposition domestique. L’utilisation d’un modèle statistique prenant en compte les facteurs modifiant la relation exposition-risque permet une estimation du risque encouru par les populations exposées au radon dans leurs habitations. *1 Working Level month (WLM) =3.5 mJh m-3
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