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L’expression de nos gènes est-elle sensible à la présence d’uranium appauvri dans l’organisme ?

 01/09/2009

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Article commenté : « Modifications of the expression of genes involved in cerebral cholesterol metabolism in the rat following chronic ingestion of depleted uranium », R Racine, Y Guéguen, P Gourmelon, G Veyssiere and M Souidi. Paru dans J Mol Neurosci, 38:159-165, 2009.

 


Contexte

L’uranium appauvri (UA) est un métal dense et radioactif issu de la fabrication de combustibles utilisés dans certains réacteurs ou armes nucléaires. Son utilisation pose le risque de contamination des populations humaines en cas de rejet industriel accidentel ou lors de conflits armés (exemple : guerre du Kosovo dans les années 90). 

Au sein de l’organisme, l’uranium s’accumule principalement au niveau des os et des reins mais une partie beaucoup plus faible se retrouve dans le cerveau. Diverses recherches portent sur l’effet d’une contamination aiguë et à de fortes doses par l’uranium appauvri, mais peu étudient les effets de l’exposition à faibles doses de cet élément métallique et radioactif sur le cerveau.  

Depuis plusieurs années, l’IRSN a engagé un programme d’études sur les effets d’une contamination chronique à l’uranium sur les grandes fonctions physiologiques chez un modèle expérimental (rongeur). Dans ce travail, les effets d’une contamination par l’uranium appauvri chez le rat ont été étudiés sur le métabolisme du cholestérol au niveau cérébral. En effet, le cholestérol joue un rôle majeur dans les échanges entre neurones, et peut ainsi être impliqué dans la genèse de certaines maladies dégénératives du cerveau ou dans l’AVC (accident vasculaire cérébral).


Résultats des recherches

Après une contamination de 9 mois à l’uranium appauvri, ce qui correspond à une contamination d’environ 20 ans chez l’homme, le comportement général chez le rongeur n’est pas modifié. 

Cependant, des effets ont pu être observés au niveau cérébral où l’expression de certains gènes intervenant dans le système du cholestérol a été modifiée. Cela concerne les enzymes impliquées dans la synthèse ou la dégradation du cholestérol, ainsi que les protéines intervenant dans son transport et sa régulation. Il n’en reste pas moins que ces effets biologiques subtils mais significatifs ne conduisent pas à l’apparition de maladies. 
  
Modification par l'uranium appauvri de l'expression des gênes
du système du choléstérol dans le cerveau

 

Modification par l'uranium appauvri de l'expression des gênes du système du choléstorol dans le cerveau

 

 

Perspectives

Ces résultats, basés sur l’étude d’une seule catégorie d’individus – des animaux adultes et sains - doivent être complétés par des études sur des populations plus sensibles telles que des animaux en croissance ou prédisposés à des maladies dégénératives du cerveau (Alzheimer par exemple).

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