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Bilan IRSN 2007 des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants : des doses individuelles moyennes relativement stables dans tous les secteurs d'activité

 22/01/2009

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293 876 travailleurs surveillés en 2007 L’IRSN présente un bilan complet des résultats de la surveillance des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants exercée par les organismes de dosimétrie [1]. Le bilan porte sur tous les secteurs d’activité y compris, de façon exhaustive pour la première fois en 2007, celui de la défense. Ceci explique en grande partie la hausse de 5,7 % du nombre total de travailleurs suivis par dosimétrie passive [2] constatée entre 2007 et 2006. La dose collective [3] est en augmentation de 9 %, en partie due à cette augmentation de l’effectif suivi, et pour le reste du fait de la diminution des seuils d’enregistrement des doses.


 

Une stabilité des doses externes individuelles moyennes sur l’ensemble des effectifs surveillés et une diminution des dépassements de limite réglementaire de dose

En 2007, la dose externe individuelle moyenne sur l’ensemble de l’effectif surveillé reste stable par rapport à l’année 2006 (0,19 mSv). Cependant la dose individuelle moyenne des effectifs ayant reçu une dose non nulle diminue, confirmant les tendances observées depuis une dizaine d’années. Sur les 293 876 travailleurs concernés par cette surveillance, 12 058 (4,1 %) ont reçu une dose individuelle supérieure à 1 mSv, valeur qui correspond à la limite annuelle pour le public. La diminution du nombre de travailleurs ayant reçu une dose externe cumulée supérieure à 20 mSv se poursuit en 2007 (22 cas contre 26 en 2006 et 40 en 2005).

Selon les secteurs d’activité, des inégalités importantes dans la répartition des doses sont observées. Ainsi, le secteur médical et vétérinaire, qui regroupe une majorité des effectifs surveillés (54 %), ne représente que 19 % de la dose collective totale. Par ailleurs ce secteur concerne toujours les travailleurs les plus exposés (18 cas de dépassement de la limite réglementaire des 20 mSv). Les travailleurs de l’industrie nucléaire et non nucléaire, rassemblant 41 % des effectifs suivis, contribuent pour 79 % à la dose collective totale. Dans le secteur de la recherche, les doses individuelles sont en moyenne inférieures à 0,1 mSv.

Une contribution limitée de l’exposition interne
Le nombre de cas pour lesquels la surveillance de la contamination interne a nécessité un calcul de dose interne par les médecins du travail est relativement faible. En 2007, une dose engagée [4] supérieure à 1 mSv a été enregistrée chez seulement 5 travailleurs avec une dose maximale égale à 2,5 mSv.
Une meilleure prise en compte de l’exposition à la radioactivité naturelle renforcée
Les études menées sur l’exposition des travailleurs des activités industrielles susceptibles de conduire à une exposition à la radioactivité naturelle dite renforcée [5] ont montré que 15 % des doses individuelles calculées pour ces travailleurs sont supérieures à la limite de 1 mSv/an . Ces résultats confortent le bien-fondé des dispositions réglementaires introduites pour ces activités, qui visent à protéger les travailleurs et assurer une surveillance dosimétrique de ceux-ci comme dans tous les secteurs concernés par l’utilisation des rayonnements ionisants.

> Télécharger le rapport « La radioprotection des travailleurs : Bilan IRSN 2007 des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants » (document PDF)

La surveillance des travailleurs : une mission de l’IRSN

Le ministère chargé du travail (la Direction Générale du Travail) et l’Autorité de Sûreté Nucléaire s’appuient sur l’expertise de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) en matière de protection des travailleurs au regard des risques liés aux rayonnements ionisants. Dans ce cadre, le code du travail confie à l’IRSN la mission de centraliser l’ensemble des données de la surveillance dosimétrique des travailleurs et d’établir un bilan annuel. La surveillance de l’exposition externe des travailleurs est réalisée grâce à des dosimètres adaptés aux différents types de rayonnements, qui permettent de connaître la dose reçue par le corps entier ou par une partie du corps (peau, doigt) soit en temps réel (dosimétrie opérationnelle) soit en différé après lecture en laboratoire (dosimétrie passive). Les travailleurs exposés à un risque de contamination interne font en outre l’objet d’un suivi grâce à des examens médicaux appropriés comme par exemple des analyses radiotoxicologiques sur les urines. L’IRSN est chargé dans le cadre du processus d’agrément des organismes de dosimétrie prévu par le code du travail, de veiller à la qualité des différents types de mesures de l’exposition des travailleurs.

Le bilan réalisé par l’IRSN porte sur les données fournies par les laboratoires de dosimétrie et les laboratoires d’analyses médicales radiotoxicologiques. Il présente les effectifs des travailleurs concernés par grands secteurs d’activité professionnelle, les doses collectives correspondantes et la répartition des travailleurs par classes de doses. Les secteurs d’activité professionnelle sont d’une part « l’industrie nucléaire », qui regroupe les activités exercées aux différentes étapes du cycle de l’énergie nucléaire (usines de concentration et d’enrichissement de l’uranium, centrales nucléaires, retraitement, démantèlement, déchets), d’autre part les secteurs « hors nucléaire », qui regroupent toutes les autre activités concernées par l’usage des rayonnements ionisants : applications médicales et vétérinaires, recherche et expertise, activités industrielles diverses utilisant des sources.

Notes :
1 Outre l’IRSN, la surveillance des travailleurs est assurée par des laboratoires de dosimétrie agréés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire conformément au Code du Travail.
2 La dosimétrie passive consiste en une mesure en temps différé de l’exposition externe à partir de dosimètres individuels.
3 La dose collective est la somme des doses individuelles reçues par un groupe de personnes données. A titre d’exemple, la dose collective de 10 personnes ayant reçu chacune 1 mSv est égale à 10 homme.mSv.
4 En cas de contamination interne par un radionucléide, la dose dite engagée est celle délivrée sur toute la durée pendant laquelle le radionucléide est présent dans l’organisme. Par défaut, la période d’engagement est prise égale à 50 ans.
5 Certaines activités professionnelles telles que la production de céramiques réfractaires, la combustion de charbon en centrales thermiques ou encore le traitement de minerais d’étain, d’aluminium, etc. mettent en œuvre des matières premières contenant naturellement des radionucléides (chaînes de l’uranium et du thorium). La manipulation et la transformation de ces matières peuvent entraîner une augmentation notable de l’exposition des travailleurs.

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