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Bilan de deux ans de recherches et d'expertises sur les risques nucléaires et radiologiques à l'IRSN

 22/01/2003

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L’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN), créé il y a près d’un an par la réunion des activités de l’IPSN et de l’OPRI, est le principal organisme français ayant vocation à informer les citoyens et à conseiller les pouvoirs publics sur les risques liés à l’utilisation de l’énergie nucléaire et, plus généralement, à la radioactivité. Il publie aujourd’hui une synthèse des principaux travaux menés par ses équipes au cours des deux dernières années, sous la forme d’un rapport scientifique et technique (RST). 


Des recherches pour une meilleure appréciation des risques


La radioactivité, qu’elle soit naturelle ou artificielle, induit des risques pour l’homme et pour l’environnement ; il faut les apprécier et, le cas échéant, les réduire. En évaluant les doses et les impacts sanitaires, en surveillant les expositions et leurs effets, l’IRSN couvre par ses études et ses recherches l’ensemble du domaine de la protection de l’homme et de l’environnement contre les rayonnements ionisants : des travailleurs exposés à l’ensemble de la population, du monde industriel au monde médical, de la recherche à l’industrie. L’Institut participe à la veille permanente en matière de radioprotection ; il concourt à la surveillance radiologique de l’environnement et gère l’inventaire des sources de rayonnements ionisants.


Plus spécifiquement, prévenir tout accident grave dans les installations nucléaires suppose un questionnement permanent face aux évolutions de ces installations et aux incidents qui y surviennent, tant en France qu’à l’étranger. Les caractéristiques spécifiques du parc électronucléaire français, constitué d’installations de conceptions et d’âges similaires, impliquent une vigilance toute particulière pour déceler les difficultés génériques pouvant affecter simultanément une part importante de ce parc. De plus, l’IRSN anticipe la gestion des différentes situations envisageables en développant a priori des moyens adéquats afin de mieux connaître le comportement des installations en situation accidentelle.

Recherches et expertises : deux aspects complémentaires de l’activité de l’IRSN


Les recherches dans le domaine nucléaire sont souvent longues ; par exemple, celles sur les accidents de fusion de cœur d’un réacteur à eau sont activement poursuivies depuis l’accident de Three Mile Island aux Etats-Unis (mars 1979). Les connaissances ont bien progressé sur certains sujets, tels les phénomènes intervenant au cours de la dégradation du cœur d’un réacteur, la résistance des enceintes de confinement ou les moyens de réduire les risques d’explosion d’hydrogène. Néanmoins, il reste toujours des « zones d’ombres » pour gérer ce type d’accident ou, encore, pour mieux apprécier la conception de futurs réacteurs à eau sous pression.

L’expertise conduit à donner des avis techniques dans des délais courts sur la base des connaissances disponibles en vue de décisions opérationnelles. C’est pourquoi elle a besoin des recherches pour être crédible sur des sujets complexes. En faisant progresser les connaissances, les recherches constituent le socle de l’expertise sur ces sujets.

Des recherches significatives


Parmi les recherches les plus significatives menées ces deux dernières années et détaillées dans le rapport scientifique et technique (RST), on peut citer :


Dans le domaine de la sûreté des installations, notamment des réacteurs nucléaires
• Le programme Phébus PF qui étudie expérimentalement les principaux phénomènes physiques susceptibles de survenir dans un réacteur à eau sous pression, lors d’un accident de fusion de cœur et les rejets associés de substances radioactives. (RST - page 45).
• Le code ASTEC, développé conjointement avec la GRS (GRS : Gesellschaft für Anlagen-und Reaktorsicherheit) qui permet de simuler le déroulement d’un accident grave dans un réacteur à eau légère (RST - page 38).
• Le programme Cabri qui examine le comportement du combustible lors d’un accident de réactivité (RST - page 54).


Dans le domaine de la protection de l’homme contre les rayonnements ionisants
• Les recherches qui contribuent à optimiser les doses délivrées aux patients en radiologie ou en radiothérapie (RST - page 143).
• La base de données Siseri qui permet la gestion de la surveillance des travailleurs exposés à ces rayonnements (RST - page 152).


Dans le domaine de la protection de l’environnement
• Le projet Carol qui étudie et quantifie la répartition des radionucléides artificiels en basse vallée du Rhône, en Corse et dans le Mercantour (RST - page 201).


Dans le domaine de la sûreté de la gestion des déchets
• La station expérimentale de Tournemire qui concourt à l’évaluation de la sûreté d’un stockage de déchets radioactifs dans une formation géologique profonde argileuse (RST - page 227).

Les coopérations internationales, une exigence pour l’IRSN


Les coopérations internationales visent notamment à maintenir, à développer et à partager les connaissances nécessaires aux expertises dans les domaines d’activité de l’IRSN, dans un souci d’économie de moyens et d’utilisation optimale des moyens existants.

Elles contribuent également à partager le savoir-faire afin de promouvoir des améliorations de la sûreté et de la radioprotection dans certains pays, notamment d’Europe de l’Est. Environ 100 accords internationaux sont en vigueur dans l’ensemble des domaines d’activité de l’IRSN.

L’aide à la compréhension et à la décision, une mission de l’IRSN


Grâce à ses compétences assises en particulier sur ses recherches, l’IRSN peut répondre aux questions techniques d’organismes publics ou privés, français ou étrangers. En France, il est notamment l’interlocuteur privilégié des différentes autorités de sûreté nucléaire et de radioprotection et des services de l’Etat qui font appel à ses compétences. En définissant des normes et des références techniques, les pouvoirs publics élaborent des règlements ; c’est par exemple le cas du radon pour lequel, les connaissances et l’expérience acquises par l’IRSN depuis vingt ans ont fourni aux pouvoirs publics des éléments pour élaborer leur politique en la matière.


L’IRSN a pour vocation de contribuer à l’information du public et à diffuser les données scientifiques résultant de ses programmes de recherche. De telle sorte que tout à chacun puisse se forger une opinion. L’Institut communique dans de nombreuses publications et revues à comité de lecture, ainsi que dans les congrès spécialisés. Il publie également sa propre collection d’ouvrages. Enfin, l’IRSN répond aux médias et alimente régulièrement son site internet dans lequel les références des travaux menés sont répertoriées, les équipes de recherche sont présentées, etc. Par ailleurs, l’Institut mène une politique active d’accueil de doctorants et de post-doctorants (environ quinze thèses sont soutenues chaque année).


Vous pouvez consulter ou commander le rapport scientifique et technique de l’IRSN dans la rubrique "La Recherche" du site ; la version anglaise sera disponible à la fin du mois de mars 2003.

Avis et rapports
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18/10/2017 - 06:01 @suretenucleaire Jusqu'au 22 oct., inscrivez-vous ! EUROSAFE, le rendez-vous des organismes de sûreté nucléaire européens, à Paris.… https://t.co/ZuzmjSgLL4
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