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Publication des résultats de l'étude IRSN sur les mines d'uranium exploitées au Nord du Niger par deux filiales de la COGEMA

 21/04/2005

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L’IRSN, Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, publie les résultats d’une étude demandée en 2004 par COGEMA. Elle concerne les mines d’uranium exploitées au Nord du Niger par la COMINAK, Compagnie Minière d’Akouta, et la SOMAÏR, Société des Mines de l’Aïr, filiales de COGEMA.

Cette étude a consisté pour l’IRSN à fournir à COGEMA une évaluation du réseau de surveillance de la radioactivité de l’environnement autour des sites exploités ainsi qu'une évaluation de l’impact dosimétrique résultant des activités minières sur la population. La question de l'impact lié à la récupération de ferrailles contaminées par les populations locales est également abordée.

Pour les besoins de l’étude, l’IRSN a utilisé deux sources d’information principales : les données recueillies à l’occasion d’une mission effectuée par ses experts du 10 au 15 mai 2004 sur les sites de COMINAK et de SOMAÏR et le contenu de dossiers concernant ces deux sites transmis par COGEMA.

Conclusions concernant le réseau de surveillance de la radioactivité de l'environnement Le réseau de surveillance mis en place par COGEMA autour des deux sites miniers est globalement cohérent avec les standards appliqués en France pour la surveillance de l’impact radiologique de stockages de résidus d’uranium.

Quelques voies d’amélioration mériteraient cependant d’être explorées. Il conviendrait en particulier :
  • de s'intéresser à l’exposition de certains groupes établis ou travaillant à proximité immédiate des installations minières, impossible à évaluer directement au travers du dispositif de surveillance existant ;
  • de mettre en place un suivi spécifique de l’exposition des enfants, en s’intéressant notamment à certains produits préférentiellement consommés par cette classe d’âge (lait de chamelle et de chèvre) ; 
  • d’adapter ou de compléter le suivi de la dispersion de la radioactivité sous l’effet du vent par des mesures ponctuelles en des points choisis en fonction des divers régimes de vent et de la position des sources potentielles de remise en suspension de radionucléides.


Conclusions concernant l'impact dosimétrique sur les populations vivant à proximité des sites

 

A partir des données disponibles, l’IRSN a évalué les doses susceptibles d’être reçues par les populations locales du fait des substances radioactives dispersées dans l'environnement par les activités minières. Les groupes de population étudiés sont au nombre de huit (quatre pour chaque site). Ils sont localisés aux points de surveillance de l’environnement et choisis de manière à rendre compte de la diversité des conditions d’exposition. Cinq localisations sont ainsi retenues pour évaluer l’exposition des populations nomades séjournant épisodiquement sur le site et trois pour évaluer celle des populations sédentaires établies dans les zones urbaines. Pour chacun des groupes, deux classes d’âge ont été étudiées : les adultes et les enfants de 2 à 7 ans. Les doses, exprimées en milliSievert par an (mSv.an-1), sont évaluées en tenant compte de toutes les voies d'exposition aux sources de rayonnement émises par l'exploitation des mines.

Les expositions calculées sont de l’ordre ou inférieures à 0,5 mSv.an-1 (La limite d’exposition du public du fait de l'ensemble des activités nucléaires est fixée à 1 mSv.an-1 par la réglementation française (article R.1333-8 du code de la santé publique) pour 5 des 8 groupes étudiés. Elles sont de l’ordre de 0,5 à 0,8 mSv.an-1 pour deux autres groupes. Enfin, elles dépassent 1 mSv.an-1 pour le groupe résidant à la gendarmerie d’Akokan. Pour ce dernier groupe, l’inhalation de radon (gaz radioactif émis par le sol) contribue à l’essentiel de la dose calculée. La présence à proximité de la gendarmerie d’un puits d’aérage de mines constitue a priori l'explication vraisemblable de la présence de ce gaz dans ce lieu.

Les résultats obtenus nécessitent selon l’IRSN : 

  • d’engager une campagne de mesures plus complète afin d'évaluer le niveau d’exposition de manière précise et réaliste,
  • de rechercher l’origine des concentrations en radon,
  • le cas échéant, de prendre des mesures visant à limiter l’exposition des personnes concernées.

 

Conclusions relatives à la récupération de ferrailles contaminées

La mission effectuée sur site en mai 2004 par l’IRSN a confirmé la présence de ferrailles contaminées sur les sites miniers et sur le marché d’Arlit.
Une première évaluation effectuée à partir des données recueillies et d’hypothèses conservatives montre que l’impact pourrait être de l’ordre de 1 mSv.an-1 pour l’exposition d’un ferrailleur.

Même si cet impact ne requiert pas la mise en oeuvre de mesures d’urgence, il justifie par contre que COGEMA :

  • s'assure de l’efficacité et de l’application rigoureuse des dispositions de contrôle des ferrailles avant leur remise dans le domaine public,
  • mettre en oeuvre des actions de récupération des ferrailles contaminées déjà dans le domaine public.

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