Collaborations
L’IRSN s’investit dans le Pôle national des risques industriels
26/06/2008
Une convention de partenariat de recherche a été signée fin avril dernier entre huit organismes scientifiques, dont l’IRSN, ayant des compétences complémentaires dans le domaine de la maîtrise des risques industriels. L’objectif de cette convention est de structurer les actions de recherche et de transferts de technologie au sein du Pôle national des risques industriels (PNRI) créé en 1998 à Bourges par l’Etat. Le pilotage des actions de recherche et de transferts de technologie a été confié à l’ Ecole nationale supérieure d’ingénieurs de Bourges (ENSIB).
La convention permettra un renforcement du pôle technologique dédié à la maîtrise du risque technologique en faisant émerger des projets communs aux différents partenaires. Elle permettra aussi une mutualisation des connaissances, au profit des entreprises, dans les domaines des explosions, de l’hydrogène, de la surveillance des systèmes et de la sûreté de fonctionnement, et enfin de la gestion de crise. L’IRSN s’impliquera plus spécifiquement dans le domaine des phénomènes physiques associés à la propagation d’ondes consécutives à une explosion et leurs interactions avec des infrastructures.
Outre l’ENSIB et l’IRSN, se sont associés à la convention de recherche l’Ecole nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique de Poitiers (ENSMA), l’université de Poitiers, l’université d’Orléans, le Commissariat à l’énergie atomique – Le Ripault (CEA/Le Ripault), l’Etablissement technique de Bourges - centre d’essais et d’expertises de la Délégation générale pour l’armement (ETBS/DGA) et l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS).
voir le communiqué de presse
contact à l’IRSN : Dominique THIERRY
Radiotoxicologie
Le prix Laurent EXMELIN 2008 décerné à une thèse de l’IRSN
18/06/2008
Le prix scientifique Laurent EXMELIN a été attribué cette année à Noëlle Pierrat, pour ses travaux de thèse réalisés au sein du Laboratoire d'évaluation de la dose interne (LEDI) de l’IRSN, intitulée « Application des fantômes numériques voxélisés associés au code Monte Carlo MCNP à la mesure in vivo réaliste des actinides dans les poumons et les plaies contaminées ». Il lui sera remis le 20 juin 2008 durant la réunion annuelle de l’association Procorad qui le décerne. Ce prix récompense tous les ans une personnalité ayant apporté une contribution scientifique importante en radiotoxicologie. Durant cette thèse, Noëlle Pierrat a développé une nouvelle approche de la mesure anthroporadiamétrique, qui associe à un code de calcul Monte Carlo des fantômes numériques directement basés sur les images scanner ou IRM des personnes. L’intérêt de cette méthode a été mis en évidence pour l’étude de cas concrets et réalistes de contamination, que ce soit au niveau des poumons ou d’une blessure, non accessibles par la méthode classique. La technique a notamment permis de préciser le niveau de contamination dans un cas réel de blessure de la main. Ainsi, en cas de blessure, elle devrait permettre d’améliorer la détermination de la géométrie de la source de contamination et ainsi d’affiner le calcul dosimétrique. Grâce à cette approche innovante, un étalonnage “personnalisé” des installations de mesure anthroporadiamétrique apparaît possible, que ce soit en introduisant des informations sur la morphologie de la personne contaminée ou sur la distribution des contaminants dans son corps. C’est une étape importante pour la mise en place d’une dosimétrie personnalisée.
voir le mémoire de thèse de Noëlle Pierrat
voir le descriptif du LEDI où s’est déroulée la thèse
site de PROCORAD, association qui décerne le prix Laurent EXMELIN
pour toute information, contacter le chef du LEDI
Commission européenne
Réflexion prospective sur la recherche en fission nucléaire
30/05/2008
La plate-forme technologique pour une énergie nucléaire durable ou SNETP (Sustainable Nuclear Energy Technology Platform) s’est réunie du 26 au 28 mai 2008 pour finaliser la première version de l’« Agenda stratégique de recherche » (SRA) qui doit définir la recherche sur la fission nucléaire en Europe des 40 prochaines années. L'IRSN prend une part active à la SNETP. L'agenda, ainsi que sa stratégie de mise en place et de financement, seront rendus public le 14 novembre lors des journées européennes de la science pour une mise en pratique dès la fin 2008 et les années suivantes. Il sera cependant amené à évoluer tous les 2 ans pour s’adapter aux nouveaux besoins.
lire les détails
Sûreté nucléaire
ASAMPSA2 : un nouveau projet européen
29/04/2008
Le projet ASAMPSA2 (Advanced Safety Assessment Methodologies: Level 2 PSA ou Méthodologies avancées d’évaluation de sûreté : évaluations probabilistes de sûreté de niveau 2) a été lancé le 19 février dernier pour une durée de 36 mois dans le cadre du 7ème PCRD de la Communauté européenne. Son objectif est d’établir un guide des meilleures pratiques concernant les méthodologies des études probabilistes de sûreté de niveau 2 (EPS2), à fin d’harmonisation au niveau européen. Le guide concerne d’abord les centrales exploitées en Europe, mais la possibilité de l’appliquer aux réacteurs du futur (GEN III, GEN IV) sera également examinée. Vingt et un organismes de douze pays européens participent à ce projet coordonné par l’IRSN.
voir le descriptif détaillé du projet ASAMPSA2
Collaboration
Création du GDR IRSN/CNRS TRASSE et 1er appel d'offres
24/04/2008
La collaboration entre l'IRSN et le CNRS vient de s'enrichir d'une nouvelle entité : le groupement de recherche « Transferts des radionucléides dans le sol, le sous-sol et vers les écosystèmes » (GDR 3186 TRASSE). Celui-ci publie son premier appel d’offres à projets qui concerne deux axes de recherche : d’une part, l’étude des transferts de radionucléides naturels et artificiels dans le sol, dans la nappe phréatique et vers les végétaux ; et, d’autre part, l’étude des courts circuits naturels ou induits dans la barrière géologique d’un stockage de déchets radioactifs.
Ce tout nouveau GDR, financé à parts égales, sélectionnera des projets de recherche permettant le développement des connaissances sur la sûreté des stockages géologiques des déchets, et sur les transferts de radionucléides dans les sols.
télécharger l’appel d’offres (pdf)
descriptif de la plateforme expérimentale de Tournemire
descriptif de la plateforme expérimentale de Tchernobyl
Parution
Fiche plutonium - aspects sanitaires
04/04/2008
Une fiche sur l'impact sanitaire du plutonium vient de paraître. Elle s'ajoute à une liste déjà importante de fiches qui analysent l'impact de certains radionucléides sur l'homme ou l'environnement.
fiches radionucléides - aspects sanitaires
Radioécologie
SYMBIOSE, version 1
03/04/2008
La première version de l’outil SYMBIOSE a été livrée fin 2007 par le Laboratoire de modélisation environnementale (LME) qui le développe. SYMBIOSE est une plateforme logicielle qui permet de simuler l’impact sur l’homme d’une contamination radioactive dans l’environnement : elle calcule la dose de rayonnements reçue via les différents compartiments de l’environnement. La puissance de l’outil permet de réaliser des calculs d’impact pour des environnements complexes, impliquant tous les milieux (atmosphériques, terrestres et aquatiques) et n’importe quel type de rejet (pluri-radionucléides, chronique ou aigu, liquide ou gazeux). La version disponible aujourd’hui est le résultat de 3 ans de recherche et 2 ans d’industrialisation, cofinancés par EDF.
voir le descriptif détaillé de SYMBIOSE
Sûreté nucléaire
Lancement de la phase 2 du programme SERENA
27/03/2008
La 2ème phase du programme SERENA (Steam Explosion REsolution for Nuclear Applications) de l’OCDE a été lancée les 15 et 16 janvier 2008 à l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) à Paris, lors de réunions des instances de suivi de ce programme. SERENA est destiné à évaluer la compréhension des phénomènes d’explosion de vapeur dans un réacteur nucléaire à eau sous pression et les possibilités de calcul apportées par les outils numériques en la matière. La seconde phase du programme, qui se déroulera jusqu’en 2011, étudiera plus particulièrement le phénomène de l’interaction combustible-réfrigérant lorsqu’il se produit hors de la cuve.
Les réunions de lancement ont confirmé le programme de travail et précisé les conditions de réalisation des premiers essais prévus en 2008. Une nouvelle entité l’AWG (Analytical Working Group), complémentaire du groupe de revue du programme et du comité de gestion, a été constituée afin de réaliser les calculs préparatoires aux essais puis d’en interpréter les résultats et de les transposer aux cas de réacteurs nucléaires. Les prochaines réunions se tiendront chez KAERI en République de Corée les 15 et 16 octobre 2008 et seront l’occasion de débattre des résultats des premiers essais et de leur interprétation.
voir le descriptif du programme SERENA
voir le descriptif du SAGR, en charge de ce programme à l’IRSN
Sûreté nucléaire
Journée sur la coopération scientifique – 18 mars 2008
29/02/2008
Le 18 mars prochain, l’IRSN et le CNRS marquent la création d’un laboratoire commun, le MIST (voir ci-dessous), par l’organisation d’un séminaire sur leur coopération scientifique dans le domaine de la sûreté nucléaire. Destiné à étudier le comportement thermomécanique des matériaux soumis à des ambiances nocives tels que les combustibles nucléaires, ce nouveau laboratoire traduit la volonté des deux organismes de renforcer ces axes de recherche au-delà des nombreuses collaborations déjà existantes –thèses ou programmes de recherche.
Le séminaire sera l’occasion de présenter à deux voix les travaux communs sur l’évaluation du risque de rupture de crayon de combustible et de rejets d’iode dans l’atmosphère en cas d’accident nucléaire, ainsi que des posters sur une vingtaine d’autres collaborations.
La journée se déroulera au centre de Cadarache (Bouches du Rhône) où des visites d’installations expérimentales de l’IRSN sont prévues
Pour en savoir plus et pour s’inscrire (dans la limite des places disponibles), envoyer le coupon d’invitation ci-joint ou un mail à frederique.terech@irsn.fr
Création
Le MIST, nouveau laboratoire commun IRSN/CNRS
Le CNRS et l’IRSN viennent de créer un laboratoire commun pour étudier le comportement thermomécanique des matériaux soumis à des ambiances nocives (sollicitations thermomécaniques fortes, vieillissement naturel et induit, etc.), et notamment les matériaux des combustibles utilisés dans les centrales nucléaires. Dénommée Laboratoire de micromécanique et intégrité des structures (MIST), cette nouvelle structure met en commun les moyens de recherche des deux organismes : ceux de la Direction de prévention des accidents majeurs (DPAM) à Cadarache pour l’IRSN, et ceux du Laboratoire de mécanique et génie civil (LMGC) à Montpellier pour le CNRS et l'université de Montpellier 2. Il élargit les collaborations existantes entre ces organismes tout en offrant un cadre structurel adapté, souple et pérenne qui lui confère une taille suffisante pour apporter des réponses pertinentes à des problèmes scientifiques réputés difficiles.
Les thématiques scientifiques abordées par le MIST ayant un caractère plus général que les applications visées, chacun des deux partenaires bénéficiera des connaissances et des compétences développées dans ce projet. Pour l’IRSN plus spécifiquement, l’enjeu est de disposer de moyens de modélisation indépendants afin d’évaluer les nouvelles démonstrations de sûreté proposées par les exploitants nucléaires.
voir la description complète du MIST
Edition
Livre sur les retombées radioactives de l'accident de Tchernobyl en France
27/02/2008
L’IRSN vient de publier le livre « Les retombées radioactives de l’accident de Tchernobyl sur le territoire français - Conséquences environnementales et exposition des personnes. », où l’Institut dresse un nouveau bilan des retombées radioactives dues à l’accident sur le territoire français. Cet ouvrage rend notamment compte des connaissances acquises grâce aux nombreux travaux scientifiques réalisés en France depuis la première édition du livre en 1999
en savoir plus sur le livre
Prix
Charles Motzkus a reçu le prix Jean Bricard
11/02/2008
Charles Motzkus, ancien doctorant à l'IRSN, a reçu le prix Jean Bricard le mercredi 16 janvier 2008 pour son travail de thèse sur l’étude de la mise en suspension de particules lors de l’impact de gouttes. Cette thèse, effectuée entre 2004 et 2007 au Laboratoire de physique et de métrologie des aérosols (LPMA), a été soutenue le 14 décembre 2007 à l'Université Paris-XII. Charles Motzkus est aujourd'hui attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER) au Centre d’Etudes et de Recherche en Thermique, Environnement et Systèmes (CERTES) et à l’IUT de Créteil-Vitry.
Le prix Jean Bricard a été remis officiellement à Charles Motzkus par le Président de l'ASFERA (Association Française d'Etudes et de Recherches sur les Aérosols) ainsi qu'à David Delhaye, de l’ONERA, ce dernier pour son travail sur la caractérisation des suies produites par les moteurs d’avions. Ce prix récompense de jeunes chercheurs pour leur contribution importante et originale dans le domaine de la science des aérosols.
voir la thèse de Charles Motzkus
le descriptif du LPMA
en savoir plus sur l'ASFERA
Stockage des déchets radioactifs
1er numéro de Tournemire Infos
31/01/2008
Tournemire Infos est un nouveau périodique sur les recherches menées dans la station expérimentale de Tournemire. Grâce à cette installation, l'IRSN acquiert les connaissances qui seront nécessaires pour analyser la sûreté du projet que l’Andra envisage pour un stockage de déchets radioactifs en Meuse/Haute-Marne.
en savoir plus sur Tournemire
Stockage des déchets
Tournemire fait partie du réseau de centres d’excellence de l’AIEA
21/11/2007
La plateforme expérimentale de Tournemire a intégré le 30 juillet 2007 le Réseau de centres d’excellence de l’AIEA pour la formation et l’expérimentation dans le domaine des technologies de stockage de déchets dans des installations de recherche en sous-sol (Training in and demonstration of waste disposal technologies in underground research facilities). Les 27 pays membres de ce réseau mettent ainsi en commun l’utilisation de leurs moyens expérimentaux dans ce domaine scientifique. L’un des objectifs visés est notamment d’encourager les transferts de connaissances et de technologies ; il s’agit également d’aider les états membres, qui ne disposent pas des moyens expérimentaux nécessaires, à s’approprier la problématique de la faisabilité et de la sûreté d’un stockage géologique de déchets radioactifs (voir la présentation du réseau sur le site de l’AIEA. Le LEHG, laboratoire de l’IRSN qui gère le site de Tournemire, a proposé au réseau d’excellence plusieurs actions de formation et de recherche sur ce site pour la période 2008-2012, actions qui ont été acceptées. L’intégration de Tournemire à ce réseau permettra, en particulier, à l’IRSN de valoriser à l’échelle internationale ses travaux de recherche et d’expertise menés dans le cadre du projet stockage géologique des déchets de haute activité.
descriptif de la plateforme de Tournemire
les laboratoires de l’IRSN impliqués dans les travaux sur le stockage géologique
. le LEHG (Laboratoire d'études hydrodynamique et géotechnique)
. le LETS (Laboratoire d’étude des transferts dans les sols et sous-sols)
. le SSIAD (Service de sûreté des irradiateurs, des accélérateurs et de la gestion des déchets, ex-Service de sûreté des déchets radioactifs)