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Les jardins de Tchernobyl

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juin 2006

Au début du printemps, comme chaque année depuis 2000, de nouveaux semis sont réalisés sur des parcelles de plein champ situées à proximité du réacteur accidenté de Tchernobyl, dans une zone fortement touchée par les dépôts radioactifs. Ces cultures font partie d’un programme expérimental développé par le Laboratoire de radioécologie et écotoxicologie de l’IRSN en collaboration avec l’Institut ukrainien de radioagronomie de Kiev (Ukrainian Institute of Agricultural Radiology) qui doit se dérouler jusqu’en 2007. Leur objectif est, d’une part, d’acquérir des données de base indispensables pour évaluer le devenir de radionucléides persistant dans l’environnement après une contamination accidentelle et pour modéliser leurs transferts le long de la chaîne alimentaire D’autre part, il s’agit d’étudier le comportement de quelques radionucléides à vie longue dans les écosystèmes terrestres cultivés.

  

En pratique, différentes cultures représentatives des principales catégories de végétaux destinés à la consommation humaine, telles que les céréales (blé), les légumes racines (pommes de terre, radis), les légumes à feuilles (salades) ou les légumes à fruits (haricots, petits pois) sont effectuées sur quatre parcelles carrées de 4 m de côté. Chacune de ces parcelles contient un type de sol différent sélectionné sur la base de sa teneur en matière organique et de son pH, facteurs importants dans le comportement dans les sols des radionucléides étudiés. Le choix s'est fixé sur deux sols peu humifères, l'un acide, l'autre basique et sur deux sols riches en matière organique. Tous ont été contaminés de façon homogène jusqu’à 20 cm de profondeur avec un ou plusieurs des radionucléides étudiés dans le cadre de ce programme : 36Cl, 129I, 239-240Pu, 241Am et 99Tc. En effet, ce n’est pas la contamination résiduelle de l’accident qui est étudiée, mais une contamination apportée en condition contrôlée.

 

Outre ces études sur les transferts dans l’alimentation, les recherches sur ce site expérimental portent également sur la mobilité et la biodisponibilité des radionucléides dans les sols : il s’agit d’évaluer leur migration verticale, et de suivre leur concentration dans la solution du sol en faisant des prélèvements mensuels dans l'année qui suit la contamination des sols, puis trimestriels les années suivantes.

Publications

Colle C., Kashparov V. (2004). Fate of long-lived radioactive halogens, (36Cl, 129I), in agricultural ecosystems and human food chains : experiments and field investigations. International Congress ECORAD 2004, Aix-en-Provence (France), September 2004.

Kashparov V., Colle C., Zvarich S., Yoschenko V., Levchuk S. and Lundin S., 2005. Soil-to-plant halogens transfer studies 1. Root uptake of radioiodine by plants, J. Env. Radioactivity 79, 187-204

Kashparov V., Colle C., Zvarich S., Yoschenko V., Levchuk S. and Lundin S., 2005. Soil-to-plant halogens transfer studies 2. Root uptake of radiochlorine by plants, J. Env. Radioactivity 79, 233-253.
Oignons-et-petits-pois-26-juin-2003-credit-IRSN

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