Episodes de remise en suspension locale et impact sur l’augmentation des niveaux d’activité dans l’atmosphère

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 Episodes de remise en suspension locale et impact sur l’augmentation des niveaux d’activité dans l’atmosphère 


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Laboratoire d'accueil > IRSN/DEI/SESURE/LERCM

Date de début du post-doc > 01/03/2009

Profil recherché > Ce stage s’adresse à un étudiant de Master en 1ère ou 2ème année. Selon le niveau, l’étude sera approfondie. Durée pouvant aller jusqu’à 5 mois

Description détaillée du sujet

L’étude des mécanismes impliqués dans la rémanence atmosphérique de radionucléides artificiels participe à une meilleure compréhension des processus régissant leur transfert entre les écosystèmes terrestre et atmosphérique et permet de mieux appréhender l’évolution post-accidentelle d’un rejet atmosphérique. Dans le cadre de cette étude, plusieurs mécanismes entrainant des augmentations significatives des niveaux d’activité dans les aérosols français ont déjà été identifiés. Ces mécanismes s’apparentent à des évènements exceptionnels comme des épisodes de poussières sahariennes ou des incendies dans les territoires fortement marqués par les dépôts de Tchernobyl. Néanmoins, de part leur caractère exceptionnel, ces évènements n’expliquent pas l’ensemble des évolutions de l’activité dans les aérosols et d’autres processus doivent être étudiés afin d’expliquer le maintien d’un bruit de fond ambiant.
Dans le contexte actuel où les niveaux d’activité dans les aérosols sont très faibles (inférieurs à 1µBq.m-3 en moyenne pour le 137Cs), la moindre intrusion de particules issues de sols présentant un marquage de plusieurs centaines de Bq.m-2 suffit à entraîner momentanément une variation locale de l’activité volumique. La remise en suspension de particules par érosion éolienne des sols est ainsi susceptible d’engendrer un flux particulaire présentant des traces de 137Cs.
L’objectif de ce stage est donc de parvenir à quantifier la contribution de la remise en suspension locale sur les niveaux d’activité en 137Cs mesurés dans les aérosols prélevés en France.
Dans un premier temps, la détermination d’un critère de ventilation dans les basses couches de l’atmosphère se fera en couplant les données fournies par les sondes NaI, mesurant la concentration des descendants du 222Ra émanée à partir du sol, et les données météorologiques mesurées au niveau de chacune des stations du réseau OPERA (Observatoire Permanent de la Radioactivité dans l’environnement). Cette première étude permettra d’établir les périodes où l’advection de masses d’air est négligeable devant la contribution possible d’une remise en suspension locale.
La seconde partie de l’étude consistera à déterminer des signatures caractéristiques dans les sols environnant chaque station que l’on pourra retrouver dans les aérosols pour faire la part entre les évènements de remise en suspension locale et les évènements d’advection de masses d’air. Cette seconde partie débutera par la validation de l’utilisation du rapport (137Cs)/ (40K). En effet, ces radionucléides étant tous deux des éléments alcalins, leur comportement est supposé similaire mais le rapport de leur concentration dans les sols varie selon le marquage des sols par les diverses retombées de 137Cs. Ainsi, il est supposé que l’advection d’une masse d’air en provenance de l’Europe de l’Est entrainera une augmentation de ce rapport en comparaison avec la valeur locale. Les mesures de 40K ainsi que celle de 137Cs dans les aérosols sont disponibles depuis de nombreuses années au niveau des stations du réseau OPERA. De la même façon, les concentrations d’autres radionucléides sont mesurées dans l’atmosphère et le second objectif de cette partie sera de proposer d’autres signatures caractéristiques qui  permettront de discriminer les périodes sous influence locale des périodes soumises à une advection lointaine.
Cette étude permettra de connaitre la fréquence et la durée des périodes majoritairement influencées par une remise en suspension locale et ainsi de déterminer quelle est l’influence de ce processus sur les niveaux d’activité en 137Cs mesurés dans les aérosols en France métropolitaine.  



Contact

Olivier MASSON, tél. : 04.42.19.96.08
olivier.masson@irsn.fr
Damien PIGA, tél. : 04.42.19.92.59
damien.piga@irsn.fr

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