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Thèses en cours

Toxicologie de l'iode stable : étude in vivo des effets biologiques associés à une prophylaxie répétée par l'iode stable

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Laboratoire d'accueil : ​Laboratoire de radiotoxicologie et radiobiologie expérimentale (LRTOX)

Date de début de thèse : octobre 2015

Nom de la doctorante : Dalila Lebsir


​Descriptif du sujet

À la suite d’un accident nucléaire, les rejets radioactifs dont l’iode 131 peuvent être responsables, en l’absence de mesures de protection adaptées, de l’apparition de cancers de la thyroïde, en particulier chez les nourrissons et les jeunes enfants. Les conséquences sanitaires peuvent néanmoins être limitées par la mise en oeuvre de mesures de protection, telles l’ingestion de comprimés d’iodure de potassium (KI). Cette mesure a pour objectif de saturer la glande thyroïde par de l’iode non radioactif et d’éviter ainsi la fixation des iodes radioactifs. Toutefois, l’accident de Fukushima a montré que la doctrine iode extraite de la notice de la spécialité pharmaceutique « Le traitement consiste en une prise unique, il ne doit être renouvelé que dans des cas exceptionnels uniquement sur instruction des autorités compétentes » ne peut protéger de manière satisfaisante les populations exposées à des rejets répétés d’iodes radioactifs. Ainsi, les autorités sanitaires se trouvent démunies face à des situations de rejets chroniques d’iodes radioactifs en raison de l’absence d’un schéma thérapeutique validé pour toutes les tranches d’âge, et du déficit de connaissances toxicologiques quant aux modalités d’administrations répétées du KI. C’est dans ce contexte que s’inscrit ce travail de thèse qui fait partie du projet Priodac (Prophylaxie répétée par l’iode stable en situation accidentelle (ANR / RSNR)).

Ce projet propose de déterminer les modalités d’administrations répétées du KI en situation de rejets radioactifs chroniques, d’évaluer les effets indésirables après administrations répétées sur les grandes fonctions physiologiques de l’organisme et de mieux comprendre les mécanismes moléculaires de la régulation du métabolisme de l’iode. Les résultats des travaux de ce projet permettront à termes de proposer aux autorités sanitaires de nouvelles solutions opérationnelles pour la prévention des expositions aux iodes radioactifs.