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Étude du risque de cardiotoxicité radio-induite précoce chez des patientes traitées par radiothérapie pour un cancer du sein à partir d'une cohorte prospective

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Laboratoire d'accueil : ​​Laboratoire d'épidémiologie des rayonnements ionisants (LEPID)

Date de début de thèse : octobre 2017

Nom du doctorant : Valentin WALKER

 
Descriptif du sujet

 

Contexte : La radiothérapie (RT) du sein peut entraîner des effets secondaires au niveau du coeur compte tenu de sa localisation partielle dans le champ d’irradiation. Elle a été associée à un risque accru de pathologies cardiovasculaires plus de 10 ans post-RT. Ces dernières années, la RT a connue des avancées importantes et le coeur est désormais beaucoup moins irradié. Par conséquent, l'identification de marqueurs permettant de détecter les signes précoces de cardiotoxicité et leurs liens avec la dose de rayonnement est cruciale pour améliorer la prévention.


Objectifs : Etudier les formes précoces d’atteintes cardiaques en s’appuyant sur des marqueurs d’atteinte cardiaque obtenus par l’imagerie fonctionnelle et anatomique, identifier les biomarqueurs circulants impliqués dans la cardiotoxicité et analyser les doses cardiaques. Un modèle de risque de cardiotoxicité radio-induite combinant tous ces paramètres sera proposé, offrant une approche complète dans l'évaluation du risque chez ces patientes.


Méthodes : La thèse s’appuie sur 2 cohortes prospectives de patientes traitées par RT du sein, sans chimiothérapie, âgées de 40 à 75 ans : BACCARAT, cohorte monocentrique française débutée en 2015 incluant une centaine de patientes ; et EARLY-HEART, cohorte multicentrique européenne débutée en 2017 qui devra inclure 250 patientes. Pour les deux cohortes, la déformation myocardique est mesurée par échocardiographies (2D strain) (à l’inclusion avant RT, 6 et 24 mois post-RT). Les anomalies structurelles des artères coronaires sont mesurées à partir de coroscanners (avant RT, RT+24 mois). Pour EARLY HEART, une analyse myocardique plus poussée sera obtenue par des IRM (avant RT, RT+6 et RT+24 mois). Deux panels de biomarqueurs circulants complémentaires sont mesurés à chaque visite. Pour BACCARAT, la dosimétrie cardiaque est faite manuellement en combinant le scanner de RT et le coroscanner. Pour EARLY HEART, elle est automatisée à partir de modèles cardiaques et des scanners de RT.


Résultats : Les inclusions de BACCARAT sont terminées depuis décembre 2017, permettant d’inclure 114 patientes. Les données de suivis à 6 mois seront disponibles mi-2018 et feront l’objet d’une première publication d’ici début 2019. Le protocole d’EARLY HEART a fait l’objet d’un article soumis. Les inclusions ont commencé fin 2017.


Conclusion : Ces travaux de thèse devraient permettre d’améliorer les connaissances sur la cardiotoxicité précoce induite par la RT du sein, en proposant des résultats sur l’identification et la prédiction des lésions cardiaques radio-induites, sur l’optimisation éventuelles des pratiques de traitement, afin d’améliorer la prévention et la prise en charge des patientes.