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Thèses en cours

À quelles conditions les méthodologies participatives d’étude des risques peuvent-elles améliorer la sécurité ?

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Laboratoire d'accueil : Laboratoire de recherche en sciences humaines et sociales (LSHS)

Date de début de thèse : octobre 2013

Nom du doctorant : Sylvie Thellier

Descriptif du sujet

 

Les accidents de radiothérapie en France (Epinal, 2006 ; Toulouse, 2007) ont amené

l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) à demander en 2008 aux services de radiothérapie

de mener une étude des risques encourus par les patients. Celle-ci est le plus souvent

réalisée dans le cadre de groupes de réflexion multi-métiers (radiothérapeute, physiciens médicaux, dosimétristes, manipulateurs) en dehors de l’activité de soin. L’IRSN a réalisé en 2013 une étude mettant en évidence différentes difficultés méthodologiques et organisationnelles rencontrées par les services de radiothérapie dans la réalisation de ces études de risques.


L’objectif de notre thèse est de concevoir et d’expérimenter une démarche d’analyse

des risques favorisant le développement de la compréhension de l’activité et l’articulation entre le travail quotidien et ses conséquences sur la sécurité des soins réalisés.


En 2014, nous avons analysé finement les échanges au cours de deux réunions d’un

groupe « étude des risques » pour mieux comprendre le rôle des différents participants et comment le groupe de travail réfléchit sur les risques à partir d’une démarche AMDEC. Ces échanges ont été enregistrés puis retranscrits, permettant une catégorisation des échanges selon leur référence à des actions sur la cartographie (partie supérieure de la figure), et à des réflexions sur les risques (partie inférieure de la figure).


Cette analyse montre que la cartographie guide les réflexions mais qu’elle ne reflète

pas la richesse des échanges. Des débats sur des « sujets intéressants » ont lieu et

sont amenés par l’expérience et l’étonnement des participants et leurs connaissances

de l’activité réelle. Cependant, la réflexion sur ces sujets (étapes particulières du soin,

mesures fragilisées, nouvelle organisation…) est souvent interrompue et reste peu approfondie, les participants n’arrivant pas vraiment à identifier leur caractère problématique ou risqué.


Autrement dit, il existe une certaine distance entre les risques tels qu’ils sont abordés

par les démarches de gestion des risques (risques inacceptables (APR), analyse des

défaillances (AMDEC)) et ceux vécus par les professionnels à travers leur travail quotidien. Finalement, la phase d’identification des risques est plus complexe qu’il n’y parait. Autrement dit, il est difficile pour les professionnels de la radiothérapie de relier les caractéristiques de leur activité avec leurs conséquences sur la sécurité du traitement.