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Faire avancer la sûreté nucléaire

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Thèses en cours

Construire la robustesse face aux risques imprédictibles : le cas du risque sismique pour les centrales nucléaires françaises

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Laboratoire d'accueil : ​​Laboratoire de recherche en sciences humaines et sociales (LSHS)

Date de début de thèse : novembre 2016

Nom du doctorant : Mathias ROGER


​Descriptif du sujet

L’objectif de cette thèse est d’étudier le processus de création et de révision d’une méthodologie d’évaluation du risque, ainsi que son articulation avec l’évolution des connaissances relatives au phénomène concerné. Il s’agit d’étudier comment, à partir de la connaissance scientifique d’un phénomène naturel en perpétuelle évolution, l’expertise agit pour effectuer une évaluation du risque à un instant « t » et comment de cette évaluation découlent des prescriptions concrètes applicables sur les installations. Ce processus sera étudié sur toute la temporalité du nucléaire civile, des années 1960 à nos jours, en accordant une place toute particulière à l’accident de Fukushima et ses suites. Il s’agira également d’étudier comment ce processus est, et a été, influencé par des éléments de contexte (politique, économique, culturel et sociale). Enfin, par une étude comparative du processus français avec ceux d’autres pays nucléarisés, il s’agira de faire ressortir les singularités hexagonales. Finalement, cette thèse aura pour double ambition de montrer l’impact de l’accident dans le processus de révision continue des démarches d’expertise et d’évaluation ainsi que de clarifier les leviers d’influence à la base du processus.

La thèse doit permettre d’identifier les caractéristiques du contexte post-accidentel qui ont rendu possibles des améliorations du corpus de connaissances et de compétences en sûreté. A l’issue de la thèse, il sera possible pour l’IRSN de mettre en perspective les caractéristiques du contexte post-accidentel et celles du processus d’ « amélioration continue » de la sûreté. Ceci permettra de mieux apprécier les limites de ce dernier et de définir des orientations pour son amélioration. Cette mise en visibilité des caractéristiques du processus d’amélioration du corpus de connaissances et de compétences en sûreté doit également favoriser la réflexivité des experts sur leurs pratiques, en leur permettant de décrypter ce qui est souvent « naturalisé » dans l’institution : organisation de l’expertise et échanges entre généralistes et spécialistes, paradigmes de sûreté, modèles, etc.