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Étude de l'impact des radionucléides rejetés par les installations nucléaires du Nord Cotentin sur l'huitre creuse Crassostrea gigas. Analyse de l'expression de marqueurs moléculaires de stress


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Emilie FARCY, thèse de doctorat de l'Université de Caen - Basse Normandie, école doctorale Normande de Chimie-Biologie, spécialité : physiologie, biologie des organismes, populations, interactions, 350 p., soutenue le 28 novembre 2006.

Type de document > *Mémoire/HDR/Thèse

Mots clés > biomarqueurs, impact radiologique, Manche, Nord Cotentin, profil d'expression génique, radioécologie, radionucléides, rejets

Unité de recherche > IRSN/DEI/SECRE/LRC

Auteurs > FARCY Emilie

Date de publication > 28/11/2006

Résumé

Ce travail de thèse vise à étudier l'impact radiologique potentiel des radionucléides rejetés par les installations nucléaires du nord Cotentin sur l’huître creuse Crassostrea gigas. Un des principaux objectifs de la thèse a consisté à définir des marqueurs susceptibles de témoigner d’un éventuel effet d'une irradiation chronique bas niveau. L’accent a été mis sur l’expression de gènes impliqués dans diverses fonctions de régulation du stress cellulaire, au niveau transcriptionnel. Un premier travail de clonage par homologie a permis l'identification de 4 nouveaux ADNc codant pour des marqueurs de stress chez l'huître creuse et l'ormeau. Dans un deuxième temps, des mesures in situ ont permis de mettre en évidence que le niveau d'ARNm des gènes étudiés est naturellement très variable en fonction des individus et de la saison. La comparaison du niveau d’ARNm entre des sites exposés aux rejets et un site de référence, situé sur la côte atlantique, a révélé que les variations de ces marqueurs ne semblent pas influencées par les rejets de l’industrie nucléaire dans le nord Cotentin. Enfin, la mesure des concentrations en radionucléides dans les tissus d’huître a montré que les concentrations en radionucléides artificiels sont très faibles par rapport à la radioactivité naturelle. En laboratoire, l’exposition des huîtres à des concentrations de radionucléides plus élevées que celles mesurées dans l'environnement a permis de mettre en évidence deux gènes, candidats potentiels pour l’étude des effets des radiations ionisantes en situation de chronicité et faible dose chez l’huître : les gènes codant pour MT et MXR. L’induction transcriptionnelle de ces deux gènes a été confirmée en réponse à des fortes doses d’irradiation aiguë. Finalement, la mise en lien des résultats de l’approche environnementale et des résultats expérimentaux a permis de souligner la complémentarité de ces deux approches. En particulier, au niveau transcriptionnel, il semble que la réponse au stress puisse être fortement influencée par les variations saisonnières "intrinsèques" du niveau d’ARNm.