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Transfert des radionucléides par voie fluviale : conséquences sur les stocks sédimentaires rhodaniens et les exports vers la Méditerranée


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Benoît ROLLAND, thèse de doctorat de la faculté des sciences et techniques de l'université Paul Cezanne (Aix-Marseille), discipline: Géosciences de l'environnement, 322p, soutenue le 10 février 2006

Type de document > *Mémoire/HDR/Thèse

Mots clés > crue, radionucléides, Rhône/Vallée du Rhône

Unité de recherche > IRSN/DEI/SESURE/LERCM

Auteurs > ROLLAND Benoît

Date de publication > 10/02/2006

Résumé

Les travaux développés s’inscrivent dans la recherche d’une meilleure compréhension du devenir des contaminants à l’état de traces en milieu fluvial suite à un rejet chronique. L’étude présentée ici s’intéresse aux conséquences de la diminution des rejets du centre de retraitement du combustible nucléaire irradié de Marcoule sur les flux de radioactivité artificielle du Rhône vers la Méditerranée. Elle souligne ainsi l’impact de cettediminution sur l’évolution des flux des radionucléides artificiels 137Cs, 238Pu et 239+240Pu.
Une attention particulière est portée au rôle des crues dans les processus d’exportation. Durant les années 2002 à 2004, ces évènements ont ainsi participé pour 67%, 55%, 68%, 49% et 56% des flux moyens annuels de137Cs, de 238Pu, de 239+240Pu et des radionucléides naturels 7Be et 210Pbxs, bien qu’ils n’aient représenté que 5% du temps de la période d’étude.
La remobilisation, lors des crues, de stocks de sédiments marqués par les rejets du centre de Marcoule contribue en moyenne pour 19%, 44% et 22% des exports annuels de 137Cs, de 238Pu et de 239+240Pu vers laMéditerranée. La reprise sédimentaire représente donc aujourd’hui un terme source différé non négligeable de
radioactivité artificielle pour les eaux du Rhône.
Les temps de résidence du 137Cs, du 238Pu et du 239+240Pu originaires du centre de Marcoule et accumulés depuis près de 50 ans dans le compartiment sédimentaire du fleuve sont estimés à 200 ans, 100 ans et 900 ans, respectivement.
Des zones d’accumulation des sédiments marqués ont été identifiées. Ces zones sont représentées d’une part ar l’amont des ouvrages hydroélectriques, et d’autre part par les berges et les bras morts du système fluvial. Les stocks de radioactivité artificielle accumulés en amont des ouvrages constituent vraisemblablement des stocks plus facilement remobilisables que ceux constitués dans les berges et les annexes fluviales.