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Influence d’une contamination chronique par ingestion de strontium 90 sur les systèmes hématopoïétique, immunitaire et osseux


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Nicholas Synhaeve a soutenu sa thèse le 15 décembre à Châtenay-Malabry.

Type de document > *Mémoire/HDR/Thèse

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/DRPH/SRBE/LRTOX

Auteurs > SYNHAEVE Nicholas

Date de publication > 15/12/2011

Résumé

Le Strontium 90 (90Sr) est un radionucléide d’origine anthropogénique, relâché en grandes quantités dans l’environnement à la suite d’essais nucléaires aériens ou d’accidents d’installations nucléaires. Le 90Sr persiste à long terme dans l’environnement, ce qui conduit à la contamination chronique par ingestion de populations des territoires contaminés. L’induction de tumeurs osseuses liées à la fixation du 90Sr a été largement décrite. Par contre, l’occurrence d’effets non cancéreux est beaucoup moins connue. Nous avons utilisé un modèle murin avec une contamination chronique par ingestion d’eau contenant 20 kBq/l de 90Sr. Une étude de biocinétique a confirmé l’accumulation de 90Sr dans les os, avec un taux d’accumulation plus rapide durant la croissance osseuse. Cette accumulation est plus élevée dans les os des femelles que chez les males. Les doses absorbées au corps entier varient de 0.33 ± 0.06 mGy (naissance) à 10.6 ± 0.1 mGy (20 semaines). La dose au squelette peut aller jusqu’à 55 mGy. L’ingestion de 90Sr induit une modification de l’expression des gènes impliqués induisant à un déséquilibre favorisant la résorption osseuse, mais sans répercussion sur la morphologie de l’os. Aucun effet majeur n’a été observé pour le système hématopoïétique. Par contre, des modifications mineures du système immunitaire ont été observées. Afin d’évaluer la fonctionnalité du système immunitaire, un test de vaccination avec les antigènes TT et KLH a été utilisé. Les résultats montrent chez les animaux contaminés une diminution significative de la production d’immunoglobulines spécifiques, une modification de la balance Th1/Th2 dans la rate et une différenciation lymphoïde B perturbée. Ces résultats permettent de mieux comprendre certaines des conséquences non cancéreuses de l’exposition chronique à faible dose à des radionucléides à demi-vie longue pouvant être rejetés accidentellement.