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Rôle du stress oxydant au niveau hépatique et rénal dans la toxicité de l'uranium après exposition chronique


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Clémentine Poisson a soutenu sa thèse le 20 décembre 2013 à Fontenay-aux-Roses.

Type de document > *Mémoire/HDR/Thèse

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/PRP-HOM/SRBE/LRTOX

Auteurs > POISSON Clémentine

Date de publication > 20/12/2013

Résumé

L’Uranium (U) est un métal lourd radioactif dispersé dans l’environnement. Du fait de cette présence naturelle mais aussi de ses applications civiles et militaires, la population générale peut être exposée à l’U par ingestion d’eau de boisson ou d’aliments contaminés. Le système pro/anti-oxydant est un système de défense fréquemment impliqué lors d'une exposition aiguë à l'uranium. L’objectif de cette thèse est d’étudier le rôle du système pro/anti-oxydant après contamination chronique à l’U dans le foie et les reins. Après contamination chronique de rats à différentes concentrations d’U, une accumulation dose dépendante de l’U dans les organes -jusqu'à 6 µg/g dans les reins- ainsi q’une localisation préférentielle de l’U dans le noyau des cellules du tube contourné proximal est observée. L’absence de néphrotoxicité observée, même à la plus forte concentration, pourrait s’expliquer par le renforcement du système anti-oxydant et notamment l’augmentation du taux de glutathion. L’étude des effets de la contamination à l’U chez un modèle déficient Nrf2, facteur de transcription cytoprotecteur impliqué dans la défense anti-oxydante, a mis en évidence une accumulation d’U plus importante chez les animaux Nrf2 -/-. Néanmoins, les effets biologiques de l’U sur le système pro/anti-oxydant ne semblent pas impliquer Nrf2. Par ailleurs, il existe une corrélation entre la localisation de l’U dans des cellules HepG2 en culture et les effets biologiques sur ce système après exposition à de faibles concentrations d’U. Ce radionucléide se localise dans les noyaux sous forme soluble et l’apparition de précipités est corrélée à la mise en place de mécanismes d’adaptation qui sont ensuite débordés au cours du temps et de la concentration, laissant apparaître une toxicité cellulaire. L’ensemble de ces résultats suggèrent que le renforcement du système anti-oxydant serait un mécanisme d’adaptation après exposition chronique à faible concentration d’U.