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Effet des cellules stromales mésenchymateuses (CSM) sur l'hypersensibilité viscérale chronique dans un modèle d'ulcération colique radio-induite chez le rat


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​Christelle Durand a soutenu sa thèse le 19 juin 2014 à l'IRSN (Fontenay-aux-Roses).

Type de document > *Mémoire/HDR/Thèse

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/PRP-HOM/SRBE/LR2I

Auteurs > DURAND Christelle

Date de publication > 19/06/2014

Résumé

Les douleurs viscérales chroniques font partie des effets secondaires des patients traités pour des cancers de la zone pelvienne. Elles sont notamment la conséquence des altérations biologiques qui apparaissent successivement à l’exposition de l’intestin aux rayonnements ionisants chez des patients soumis à la radiothérapie. Ces douleurs peuvent affecter grandement la qualité de vie de ces "survivants du cancer". Dans les cas les plus graves, il n’existe pas de traitement analgésique efficace. Ainsi le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques efficaces constitue un enjeu majeur.

Au sein de notre laboratoire, le potentiel réparateur et immuno-modulateur des cellules stromales mésenchymateuses (CSM) a déjà été démontré dans un modèle d’ulcération colorectale radio-induite chez le rat. Dans ce contexte, l’objectif de ma thèse était d’évaluer d’abord la pertinence de l’utilisation de ce modèle pour l’étude de l’hypersensibilité viscérale persistante radio-induite, puis, le bénéfice thérapeutique de l’utilisation des CSM comme agent antinociceptif.

Nous avons dans un premier temps démontré, dans ce modèle, le maintien au cours du temps d’une hypersensibilité viscérale associée à une sensibilisation centrale persistante après irradiation, validant ainsi le modèle. Nous avons ensuite montré l’implication des mastocytes (MC) et suggéré l’implication du neuromédiateur NO• dans les mécanismes de la sensibilisation périphérique sous-tendant une telle hypersensibilité. Nous avons enfin mis en évidence que le traitement par des CSM permettait la réduction de l'hypersensibilité viscérale radio-induite persistante. La capacité des CSM à moduler l'activation des MC et/ou leurs interactions avec les fibres nerveuses pourrait être impliquée dans leur action antinociceptive. En outre, le traitement par des CSM a permis d’obtenir au sein des plexus myentériques une réduction du pourcentage des neurones nitrergiques, préalablement augmenté par l’irradiation, et de restaurer la contractilité musculaire du côlon. De tels processus pourraient également favoriser le bénéfice thérapeutique des CSM observé dans cette étude.

En conclusion, ce travail a permis d’élargir le spectre d’action thérapeutique des CSM dans notre modèle d’étude et de fournir un nouvel argument en faveur de leur utilisation dans un essai clinique à venir.