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Programmes de recherche
Programme ENVIRHOM
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Démarré en 2001, le programme ENVIRHOM a pour objectif de permettre une meilleure évaluation des risques liés à l’exposition chronique de radionucléides à la fois sur l’environnement et sur la santé de l’homme. Un conseil scientifique, international et pluridisciplinaire, évalue la qualité et la pertinence des résultats obtenus et donne son avis sur les orientations proposées.
Il existe une insuffisance de données expérimentales dans un domaine spécifique de la radioprotection : celui de la contamination chronique des organismes vivants des écosystèmes par des radionucléides et leur incorporation chez l’homme par ingestion. Le programme ENVIRHOM est focalisé sur la radioprotection des populations au sens large (homme, faune et flore), en s’intéressant à une situation de contamination chronique et à faible niveau de radionucléides dans un contexte de multi-pollution.
Les objectifs et la stratégie expérimentale du programme ENVIRHOM
Les principaux objectifs du programme ENVIRHOM sont :
- d’identifier, à partir de modèles expérimentaux, les effets biologiques et les dysfonctionnements éventuels induits par les radionucléides sur les grandes fonctions physiologiques (systèmes nerveux central, immunitaire, reproducteur, etc.) des êtres vivants,
- pour l’environnement, de relier les perturbations observées chez les individus (comportement, croissance, reproduction) avec les effets à l’échelle des populations composant les écosystèmes.
La stratégie de ce programme de recherche est d’intégrer dans une approche expérimentale commune la protection de l’homme et celle de l’environnement en étudiant le comportement des radionucléides et leurs effets biologiques pour des organismes vivants représentatifs du règne végétal et du règne animal.
Le comportement de ces radionucléides est étudié en situation d’exposition chronique sur une durée significative par rapport à la durée de vie propre aux espèces étudiées.
Dans une première étape, la démarche mise en œuvre a consisté à asseoir les bases d’un modèle de contamination chronique portant sur un seul radionucléide, commun aux volets « environnement » et « santé » : l’uranium. Le choix de ce dernier, permettant l’étude des effets chimiotoxiques et radiotoxiques offrait une plus grande probabilité de mettre en évidence un effet biologique dans les conditions d’exposition considérées.
L'uranium a été utilisé pour contaminer un nombre limité de modèles biologiques représentatifs de la diversité des écosystèmes dont par exemple, une micro algue pour le modèle végétal, des crustacés, mollusques et insectes pour les modèles d’invertébrés, des poissons pour les vertébrés inférieurs et enfin le rat de laboratoire pour simuler l’espèce humaine.
Ce modèle de contamination constitue aujourd’hui un référent qu’il sera ensuite possible de comparer à d’autres radionucléides.
Premiers résultats
Dans le volet « environnement », les résultats obtenus pour l’uranium soulignent l’intérêt de l’étude systématique des réponses biologiques sur les grandes fonctions des organismes vivants dans le domaine de l’exposition chronique à de faibles niveaux.
Dans le volet « santé », les résultats obtenus chez le rat de laboratoire montrent que les effets des expositions chroniques ne peuvent pas être extrapolés à partir des connaissances des effets des expositions aiguës.
Perspectives
Les travaux relatifs à l’uranium qui permettent d’améliorer l’évaluation des risques environnemental et sanitaire dans le cadre de la gestion des sites miniers uranifères pendant leur exploitation ou après leur fermeture, seront poursuivis.
Sur la base du modèle référent de contamination par l’uranium, d’autres radionucléides sont maintenant à l’étude dans le cadre du programme ENVIRHOM et seront planifiés dans les cinq années à venir. Il s’agit :
- des radiocésium et strontium, ainsi que de l’américium-241, dans le cas des situations post accidentelles de type Tchernobyl,
- d’émetteurs bêta,gamma à vie longue susceptibles d’être libérés dans la biosphère après stockage à long terme des déchets radioactifs, C14, Se79, Tc99, Cl36, I129, Nb94, Ni63
En termes de perspectives, pour le volet « environnement », les actions futures sont essentiellement axées sur l’étude des effets lors de multi-pollutions et sur les mécanismes d’adaptation des organismes vivants lorsque l’exposition s’étale sur plusieurs générations.
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Publications
Livre et journée scientifique
A l'occasion de la sortie de ce livre, une journée scientifique a été organisée par les trois coordonnateurs de l'ouvrage dans l'amphithéatre du Museum national d'histoire naturelle, au jardin des plantes à Paris, le 18 septembre 2009. voir les videos des présentations
Le Conseil scientifique
ENVIRHOM a été doté d'un conseil scientifique qui s'est réuni avant le lancement du programme en décembre 2001, puis avec une périodicité de 2 ans soit en 2003 et en novembre 2005. Chaque réunion se conclut par une remise de recommandations.
Labos
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