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Initiative franco-allemande pour Tchernobyl - IFAT

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Contexte et Objectifs

Lors de la conférence de l’AIEA à Vienne en avril 1996 pour le dixième anniversaire de l’accident de Tchernobyl, les Ministres française et allemande de l’environnement décidèrent de lancer une action conjointe pour étudier les conséquences de l’accident. En application de cette décision, l’IPSN pour la France et GRS pour l’Allemagne furent désignés pour la concrétiser. Le 17 juillet 1997, IPSN et GRS signaient un accord général avec un organisme ukrainien, le Chornobyl Centre for Nuclear Safety, Radioactive Wastes and Radioecology (Chornobyl Centre). Cet accord définissait trois axes d’études sous la forme de trois projets scientifiques qui devaient être mis en œuvre avec des contractants locaux, instituts de CEI (Ukraine, Russie et Biélorussie) :
  • Projet n° 1 : la sûreté du sarcophage du réacteur accidenté
  • Projet n° 2 : les conséquences radioécologiques de l’accident
  • Projet n° 3 : les conséquences sanitaires de l’accident

 

Principaux thèmes

Les buts de l’accord général sont de :
  • rassembler, valider et sécuriser les données existantes dans les domaines précités et les organiser en bases de données, afin de fournir des éléments aux décideurs, définir des stratégies de remédiation, développer des travaux scientifiques ultérieurs, informer le public ;
  • fournir un appui scientifique et financier aux contractants locaux de CEI chargés de ce travail.

 

La responsabilité du projet n°2 a été confiée au Département de PRotection de l'Environnement de l'IRSN, GRS fournissant l’adjoint au chef de projet. Les buts principaux du projet "Radioécologie" sont au nombre de trois :

  • rassembler les données radioécologiques dispersées dans trois pays : l'Ukraine, la Biélorussie et la Russie en une base de données REDAC (RadioEcological Database After Chernobyl) ;
  • utiliser les données pour la vérification et la validation de modèles de comportement des radionucléides dans l’environnement ; 
  • fournir, à partir de l'analyse des données, des éléments de décision aux autorités chargées de la gestion des situations postérieures à un accident nucléaire grave.

 

L'un des buts également inscrit dans le texte de l'accord général est de financer des études dans les pays de CEI afin de permettre à des instituts et laboratoires de continuer leurs activités dans leur propre pays en contribuant ainsi au maintien des compétences scientifiques en CEI. Le financement pour chaque pays est assuré pour moitié par IPSN et GRS ainsi que par les exploitants nucléaires (EDF et l'union des exploitants allemands).

 

La mise au point du contenu du Projet n°2 (Radioécologie) entre IPSN, EDF et GRS, puis le choix des instituts de CEI qui devraient mener à bien les travaux s’est étalé entre juillet 1997 et novembre 1998, où des accords particuliers ont été signés avec les instituts contractants portant sur neuf thèmes correspondant chacun à un sous-projet : portrait environnemental de la zone contaminée en CEI ; contamination initiale et son évolution ; entreposage ; stockage et gestion des déchets ; transfert sol-plantes des radionucléides ; transferts plantes-animaux des radionucléides ; transfert des radionucléides par ruissellement de surface ; transfert des radionucléides dans le milieu des eaux douces ; conséquence de l’accident dans le milieu urbain et contremesures ; contremesures dans les milieux agricoles, semi-naturels et naturels.

 

Les travaux, prévus pour trois ans, ont effectivement débuté en mars 1999 et doivent se terminer en octobre 2002. Les premières livraisons des bases de données « thématiques » de chacun des sous-projets ont eu lieu en mars 2002 . Une base de données fédératrice REDAC (RadioEcological Database After Chernobyl) est en construction. Par ailleurs, une collaboration avec le projet « Santé » est en cours afin d’harmoniser autant que possible les structure des bases de données ainsi que les données communes aux deux projets. Un site intranet/internet est en cours de réalisation en Ukraine pour mettre, sous contrôle, l’ensemble des données à la disposition des utilisateurs potentiels.