L’objectif du projet PRIME était de développer une méthode d’analyse multicritères, simple d’utilisation pour les gestionnaires du risque, et qui leur permette de caractériser un territoire contaminé à la suite d’un accident industriel impliquant des substances radioactives. En effet, les travaux successivement menés en France montrent que la gestion des situations post-accidentelles doit absolument s’appuyer sur une caractérisation anticipée de l’état radiologique de l’environnement, abordée de manière globale et selon une stratégie prenant en compte les habitants et leurs conditions de vie.
Elaborée en concertation entre experts, acteurs de la décision et représentants du territoire, cette méthode d’analyse est originale dans sa dimension multicritère -historiquement les outils d’aide à la décision classique de type monocritère ont été préférés.
La méthode est basée sur la hiérarchisation des facteurs de la sensibilité radioécologique d’un territoire vis-à-vis d’une pollution radioactive. Ces facteurs de la sensibilité radioécologique d’un territoire correspondent à l’ensemble des paramètres environnementaux et anthropiques (utilisation du territoire par l’homme) qui influencent (aggravent ou limitent) les conséquences d’une pollution radioactive.
Pour développer cette méthode, le projet PRIME a décomposé la problématique en plusieurs questions :
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Le territoire autour d’un site nucléaire est-il sensible à une pollution nucléaire accidentelle seulement en fonction de sa distance à la source ? ou bien peut-on trouver des critères qui exprimeraient la variabilité de sa sensibilité selon la nature et l’usage des sols ?
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Quels sont les critères importants pour les personnes vivant sur le territoire et comment sont-ils pondérés entre eux ? Lesquels sont utilisables pour prendre des décisions ?
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Une méthode multicritère est-elle un bon outil pour mettre en forme et rendre visibles et accessibles ces données ?
Ces questions ont été appliquées à une zone d’étude située dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres autour de trois sites nucléaires de la basse vallée du Rhône (les sites de Cruas, de Tricastin-Pierrelatte et de Marcoule), une zone susceptible d’être atteinte par des rejets accidentels principalement atmosphériques. Quatre axes de recherche sont investigués en priorité.
Plusieurs résultats étaient attendus :
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de nouveaux éléments scientifiques pour rationaliser la prise de décision dans le cadre de la gestion post-accidentelle. En effet la méthode de caractérisation des territoires envisagée dans PRIME doit permettre d’évaluer et, par la suite, de justifier l’ampleur des interventions à prévoir et/ou des stratégies de mesures et de suivis en contexte post-accidentel.
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une représentation simplifiée des conséquences territoriales d’une situation de contamination radioactive accidentelle, et un nouvel outil de gestion opérationnel qui soit commun à des intervenants ne parlant a priori pas le même « langage ».
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l'identification de thèmes d’étude importants pour estimer la sensibilité radioécologique d’un territoire, qui sont actuellement mal renseignés ou bien sous une forme peu pratique à utiliser.
L’originalité de PRIME : un multipartenariat
Le projet a rassemblé des experts, industriels, administrations, associatifs, élus et citoyens autour de la thématique de la gestion des risques :