Le programme expérimental CHIP contribue à réduire le niveau d’incertitude des estimations de rejet d’iode radioactif lors d’un accident de fusion du coeur d’un réacteur nucléaire.
Les résultats du programme servent également à mieux définir les moyens et mesures à mettre en oeuvre pour limiter ces rejets.
Contenu et objectifs
Ce programme est dédié à l’étude de la chimie de l’iode hors équilibre thermodynamique (influence de la cinétique chimique) dans le circuit primaire d’un réacteur à eau en cas d’accident de fusion du coeur. Il s’articule autour de deux lignes expérimentales :
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Une ligne dite «
phénoménologique » (LP) qui vise, pour des systèmes chimiques complexes, à quantifier la fraction d’iode gazeux et à caractériser les aérosols générés.
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Une ligne dite «
analytique » (LA) dédiée à l’obtention de données cinétiques pour des systèmes chimiques simples impliquant l’iode.
Les données obtenues permettront de valider les modèles de transport de l’iode dans le circuit primaire intégrés dans le logiciel Astec (logiciel développé par l'IRSN afin de prédire le déroulement des différents types d’accidents possibles et les rejets de produits radioactifs associés).
Le programme CHIP piloté par l’IRSN fait partie du programme international Terme Source cofinancé par le CEA, Edf, l’IRSN, la Commission Européenne, l’U.S. Nuclear Regulatory Commission, l’Atomic Energy Canada Limited, le Korea Institut of Nuclear Safety (représentant un consortium coréen du sud), l’institut Paul Scherrer et GDF-Suez-Tractebel sur la période 2005-2010.
Collaborations
Le programme CHIP s’appuie sur plusieurs partenariats scientifiques tant au niveau national qu’au niveau international. Les essais de la « ligne analytique » sont menés à Lille au CNRS/ PC2A. Une partie de la boucle de la « ligne phénoménologique » a été conçue et réalisée par l’institut de recherche finlandais VTT. Un programme de recherche est engagé avec le CNRS/LASIR sur la composition moléculaire (spéciation) des aérosols générés dans la boucle phénoménologique CHIP.
D’autres collaborations sont envisagées pour améliorer les performances des dispositifs expérimentaux notamment sur la séparation de l’iode sous forme d’aérosols ou de gaz.