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Sismotectonique de la faille de la Moyenne-Durance, premiers résultats


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Titre du congrès :21ème RST (Réunion des Sciences de la Terre)
Ville du congrès :Dijon
Date du congrès :04/12/2006

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/DEI/SARG/BERSSIN

Auteurs > BAIZE Stéphane, BELLIER Olivier, CUSHING Edward, DERVIN Pierre, LOMAX Anthony, NECHTSCHEIN Stéphane, NOCQUET Jean-Mathieu

Date de publication > 08/12/2006

Résumé

Un réseau sismologique, installé par l'IRSN, enregistre la microsismicité autour le Faille de la Moyenne Durance (FMD) depuis 1996. Il a pour objectif: 1- d'améliorer la connaissance du comportement de cette faille active tente ; 2- d'acquérir des mouvements forts pour les études de la source sismique ; 3-d'étudier la propagation des ondes en milieu complexe. En parallèle, une surveillance géodésique mesure en continu depuis 1999 une ligne de base (GINA-MICH) de 28 km traversée par la faille. Malgré la faible activité, la localisation de la microsismicité montre que la Faille de la Moyenne Durance est surtout active dans la couverture sédimentaire, au-dessus des évaporites friasiques. Cette analyse conforte l'hypothèse d'un décollement généralisé de la base de la couverture, déjà proposé dans la littérature. Cependant, une activité crustaie localisée ne peut être écartée, compte tenu de la cohérence des mécanismes au foyer des séismes enregistrés dans la couverture à l'aplomb de la FMD, et dans le socle peu profond, au sud et à l'est. Les mécanismes au foyer sont pour l'essentiel senesfres selon des plans nodaux N-S à NE-SW. Ils sont compatibles avec une compression proche de NNW-SSE. , comme les quelques mécanismes inverses localisés à l'aplomb des plis Est-Ouest,. Les données géodésiques (GPS) acquises depuis 1999 confirment par ailleurs que la FMD est une faille lente. En tout état de cause, compte tenu de l'estimation des incertitudes, le taux de raccourcissement mesuré (ligne de base GINA-MICH ~ 28 km) ne dépasse pas 0,1 mm/a. Celui-ci est compatible avec les vitesses qui sont estimées à partir des décalages de marqueurs géologiques. Le régime de déformation régional déduit de la géodésie est compressif et montre un raccourcissement nord-sud en accord avec la sismologie et les données de microtectonique. La série temporelle GINA-MICH présente par ailleurs un changement transitoire corrélé dans ie temps avec une augmentation temporaire de la sismicité. Compte tenu de la segmentalion qui résulte de l'approche sismotectonique (géologie, lignes sismiques, profondeur des foyers,...), ces résultats permettent d'estimer que la magnitude maximale des séismes associés à la FMD ne peut guère excéder 6,3 à 6,5 le long de la FMD.