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Les produits radiopharmaceutiques dans les effluents hospitaliers et domestiques


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Christelle Adam, Christophe Debayle, Damien Carel, Isabelle Cavalié

Environnement, Risques et Santé, Volume 5, Numéro 4, 254-260

Type de document > *Article de revue

Mots clés > déchets radioactifs, eaux douces/de mer, iode, poisson, radiothérapie

Unité de recherche > IRSN/DEI/SECRE/LRE

Auteurs > ADAM Christelle, CAVALIE Isabelle, DEBAYLE Christophe

Date de publication > 10/08/2006

Résumé

l’usage des radiopharmaceutiques à des fins diagnostiques ou thérapeutiques est susceptible d’induire le rejet d’effluents radioactifs dans les réseaux d’eaux usées. L’objectif de cette étude est d’identifier et de quantifier la présence de radionucléides associés à ces pratiques médicales dans les stations d’épuration, ainsi que d’estimer leur impact sur les écosystèmes aquatiques. Méthodes : le suivi de la radioactivité dans les stations d’épuration a été effectué par prélèvements moyens ou à l’aide d’une sonde de mesure gamma en continu. Des études en laboratoire ont ensuite été conduites sur des poissons afin d’évaluer l’impact environnemental de deux radiopharmaceutiques largement utilisés. Résultats : les radio-isotopes détectés dans les stations d’épuration sont l’iode 131 et le technétium 99m. L’irrégularité des pics d’activité ne permettant pas d’effectuer des prélèvements moyens sur 24 heures pour le suivi des rejets, un suivi en continu est préconisé. Dans le cas des études en laboratoire, les deux composés iodés étudiés sont l’iodure de sodium (NaI) et la m-iodobenzylguanidine (MIBG). Les résultats montrent que le NaI est distribué dans les follicules thyroïdiens tandis que la MIBG se retrouve dans les tissus fortement innervés. Ces composés sont éliminés rapidement (environ 80 % en 2 jours) et aucune génotoxicité des produits n’a été mise en évidence aux doses analysées.