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Connexions entre le Rhône et son delta (partie 1) : évolution du trait de côte du delta du Rhône depuis le milieu du XIXe siècle


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Titre de la revue : Géomorphologie Volume : 2 Pagination : 111-124 Date de publication : 01/06/2006

Type de document > *Article de revue

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/DEI/SESURE/LERCM

Auteurs > FLEURY Thomas Jules, MAILLET Grégoire, PROVANSAL Mireille, ROUSSEAU Damien, SABATIER François

Date de publication > 01/06/2006

Résumé

Bien que démontrée à l'échelle mondiale, l'influence de l'anthropisation sur la diminution des apports sédimentaires à la mer n'est pas clairement définie dans le cas du Rhône. Depuis le xixe siècle, la tendance à la réduction de la charge solide de ce fleuve semble avérée, mais il reste difficile d'en estimer l'impact sur l'évolution du littoral. Cet article a pour but de déterminer l'influence des apports terrigènes sur l'évolution du littoral deltaïque du Rhône. Les gains et pertes de superficie du littoral deltaïque sont quantifiés depuis 1823 par la superposition diachronique de cartes historiques, et mis en relation avec les chroniques de débits liquide et solide disponibles sur le Rhône pour cette période. À l'échelle du delta, les résultats montrent un ralentissement de la croissance deltaïque entre le xixe et le xxe siècle d'un facteur 10 (de +0,220 km2/an à +0,021 km2/an), ainsi qu'un renforcement de l'influence du secteur de l'embouchure du Grand Rhône dans les bilans surfaciques totaux du delta (53 % de la croissance totale au xixe siècle, 136 % au xxe siècle). On montre ainsi que l'évolution du littoral deltaïque est déconnectée de la variabilité des apports fluviaux contemporains. L'essentiel de son alimentation provient de stocks sédimentaires secondaires, issus par exemple de la biosédimentogenèse ou du démantèlement des lobes prodeltaïques fossiles. Seul le secteur de l'embouchure active bénéficie d'apports fluviaux directs ; cette particularité justifie qu'une deuxième partie de cette étude soit menée plus précisément sur ce secteur (Maillet et al., ce volume).