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INFLUENCE DES POINTS DE CONCENTRATION EN CESIUM 137 SUR LA CONTAMINATION D’UNE CHAINE ALIMENTAIRE DE TYPE ALPIN ET ESTIMATION DES DOSES ASSOCIEES


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  Laurent POURCELOT Philippe RENAUD, Didier LOUVAT, Rodolpho GURRIARAN, Patrick RICHON

Environnement, Risques & Santé - Vol. 2, n° 2, mars-avril 2003 p112-120

Type de document > *Article de revue

Mots clés > césium, dosimétrie, Mercantour, sol

Unité de recherche > IRSN/DEI/STEME/LMRE, IRSN/DEI/SESURE/LERCM

Auteurs > GURRIARAN Rodolfo, POURCELOT Laurent, RENAUD Philippe

Date de publication > 25/07/2003

Résumé

  Entre 1999 et 2002, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a étudié l'influence des points de concentration de 137C s des prairies d'altitude du Mercantour sur la contamination des produits de la chaîne alimentaire alpine (lait, fromage, champignons, baies et gibier) et estimé les doses associées. Les mesures des échantillons prélevés sur une « zone atelier » comportant des points de concentration font apparaître de fortes variabilités de l'activité des champignons (273-1165 Bq.kg-1 frais) et des myrtilles (5-140 Bq.kg-1frais). Même si les niveaux d'activité de ces échantillons ne sont pas directement imputables aux points de concentration, on ne peut exclure de réaliser une cueillette d'activité plus élevée si la proportion de champignons ou de baies qui en provient est plus importante. Les activités mesurées dans les muscles de gibier (cerfs, chamois, mouflons et sangliers) sont faibles (quelques Bq.kg-1frais) en regard de la contamination du milieu. Les activités mesurées dans le lait (1,3-6,2 Bq.L-1), parmi les plus élevées de France, s'expliquent par la forte activité moyenne de l'herbe (137Cs = 50 Bq.kg-1). L'influence de l'ingestion d'herbe provenant des points de concentration (dont l'activité atteint 800 Bg-1) sur l'activité du lait du troupeau est faible, mais pourrait expliquer en partie la variabilité des activités mesurées dans le lait. Les mesures in situ du débit de dose montrent que la contribution du 137CS au débit de dose ambiant est de 40 %. Néanmoins, la dose associée à un passage ou un séjour de quelques heures sur les points deconcentration est faible (quelques micro sieverts). Par ailleurs, en ce qui concerne l’homme, la dose absorbée résulterait principalement de la consommation d’une cueillette comportant quelques champingnons prélevés sur des points de concentraton. Un tel scénario conduit à une dose de 10 à 100 µSv.