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Les sédiments du Rhône : terme puits et terme source de radioactivité artificielle


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Titre du congrès :2ème Journée Thématique de la ZABR - Les sédiments du Rhône : grands enjeux, premières réponses Ville du congrès :Valence Date du congrès :10/06/2005

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/DEI/SESURE/LERCM

Auteurs > ANTONELLI Christelle, DUFFA Céline, EYROLLE Frédérique, ROLLAND Benoît

Date de publication > 10/06/2005

Résumé

  Au cours des dernières années, la politique globale de protection de l'environnement a conduit à réduire considérablement les rejets industriels de radioactivité et autres polluants. Néanmoins, le devenir des contaminants rejetés par le passé dans l'environnement reste un sujet de questionnement. Il est en effet maintenant reconnu que certains compartiments d'accumulation tels que les sols et les dépôts sédimentaires fluviaux ou marins constituent actuellement et pour les années à venir des sources retardées de contamination des milieux aquatiques continentaux et marins (Vives i Battle, 1993 ; Cook et al., 1997, REMOTRANS EU project). Dans le Rhône, plus de 150 GBq de 239+24Opu seraient accumulés au sein des dépôts sédimentaires (Eyrolle, 2001), soit près de 20 fois les quantités rejetées aujourd'hui annuellement par le centre de retraitement de Marcoule. Les milieux de stockage sédimentaires ne sont pas des termes 'puits' définitifs. Ils agissent aujourd'hui et notamment lors des crues, comme des sources secondaires de contamination dont la contribution devient de plus en plus importante à une époque où les rejets industriels sont en diminution. Si au cours du temps, les éléments radioactifs à vie courte ont disparus de ces stockages par simple décroissance radioactive, les éléments radioactifs à vie moyenne ou longue, tels que le 137Cs, le 60Co, l'241Am et les isotopes du plutonium, persistent dans certaines zones d'accumulation du fleuve. Il en est très probablement de même pour certains polluants chimiques stables rejetés dans le Rhône.