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PRIME : PROJET DE RECHERCHE SUR LES INDICATEURS DE LA SENSIBILITE RADIOECOLOGIQUE ET LES METHODES MULTICRITERES APPLIQUEES A L'ENVIRONNEMENT D'UN TERRITOIRE INDUSTRIEL


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Titre du congrès :SFRP 2007 - Congrès National de Radioprotection Ville du congrès :REIMS Date du congrès :19/06/2007

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/DEI/SESURE/LERCM

Auteurs > BARDE Christel, BAUMONT Geneviève, CHAMPION Marc, MERCAT-ROMMENS Catherine, MOUSSEAU Vincent

Date de publication > 21/06/2007

Résumé

L’objectif du projet PRIME est de développer, en concertation entre les experts, les acteurs de la décision et les représentants du territoire, une méthode d’analyse multicritères de caractérisation du territoire contaminé, utilisable pas les gestionnaires du risque lié à un accident industriel impliquant des substances radioactives. Le projet PRIME est un partenariat entre l’IRSN, l’ASN/Division Rhône-Alpes, la CLI du Gard, l’INERIS et le
Laboratoire d'Analyse et Modélisation de Systèmes pour l'Aide à la décision (LAMSADE) de l’université Paris-Dauphine.
La méthode choisie est basée sur la hiérarchisation des facteurs de la sensibilité radioécologique d’un territoire vis-à-vis d’une pollution radioactive. La zone étudiée se situe dans la basse vallée du Rhône dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres autour du site de Tricastin-Pierrelatte étendue au sud le long du fleuve Rhône en incluant la frange côtière de la Méditerranée.
La problématique étudiée comprend les questions suivantes : Est-ce qu’un territoire autour d’un site nucléaire n’est sensible à une pollution nucléaire accidentelle qu’en fonction de sa distance à la source ou bien peut-on trouver des critères qui exprimeraient la variabilité de sa
sensibilité selon la nature et l’usage des sols ? Quels critères sont importants pour les personnes vivant le sur le territoire et comment sont-ils pondérés entre eux ? Quels critères sont utilisables pour prendre des décisions ? Est-ce qu’une méthode multicritère peut être un bon outil pour mettre en forme et rendre visibles et accessibles ces données ?
L’opérationnalité de cette application est recherchée en explorant plusieurs axes :
· la connaissance des vulnérabilités : en identifiant avec les parties prenantes les facteurs de sensibilité d’un territoire et en explicitant les relations entre les facteurs de sensibilité d’un territoire et des indicateurs de sensibilité des territoires à une pollution radioactive accidentelle (activité surfacique activité massique, flux de radioactivité…),
· l’évaluation et la hiérarchie des risques : en développant une méthode multicritères permettant de hiérarchiser ces indicateurs et de guider les responsables,
· l’opérationnalité en situation d’urgence : en proposant une méthode de caractérisation anticipée de la sensibilité du territoire comme support des plans de préparation à l’intervention,
· l’analyse des modes d’implication de la société civile dans la gestion des risques : par la participation de commissions locales d’information autour des sites nucléaires au projet PRIME.
Les résultats attendus sont :
· l’apport d’éléments scientifiques pour rationaliser la prise de décision dans le cadre de la gestion post-accidentelle. En effet la méthode de caractérisation de territoires envisagée dans PRIME permettra d’évaluer et par suite de justifier l’ampleur des interventions à prévoir et/ou des stratégies de mesures/suivis en contexte postaccidentel.
· La simplification de la représentation des conséquences territoriales d’une situation de contamination radioactive accidentelle et la création d’un outil de gestion commun à différents intervenants qui a priori parlent des « langages » différents.
· L’identification de thèmes d’étude qui s’avèrent importants pour l’estimation de la sensibilité radioécologique d’un territoire et qui sont actuellement mal renseignés ou bien sous une forme peu pratique à utiliser.