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Etude d'une cohorte professionnelle en réponse à une demande des travailleurs


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Dominique LAURIER, Hélène JEJATI-BAYSSON, Margot TIRMARCHE, Jean-Michel GIRAUD 6ème Colloque International, Graz/Tobelbad (Autriche) 22-24/04/1998, p. 109-110

Résumé

Un suivi épidémiologique d'un groupe de travailleurs du Département Métallurgie (Commissariat à l'Energie Atomqiue, CEA, France) dont une des activités principales était orientée vers la mise au point de barres d'uranium, a été mis en place à la suite de l'apparition de plusieurs cas de cancers en 1983-84. En l'absence de suspicion d'une exposition précise, il a été décidé des tester l'hypothèse d'un excès de cancers toutes localisations lié aux tâches effectuées dans ce Département. La cohorte comprend tous les sujets employés au moins un an au Département Métalurgie et dont la date d'embauche se situe entre 1950 et 1968. Les dates et causes de décès ont été recueillies auprès du Service Médical du CEA. Les expositions professionnelles individuelles ont pu être reconstituées pour chaque année de 1950 à 1990 de manière qualitative (fiches de poste et de nuisances, mémoire collective) ou quantitative (irradaition externe). Trois types de nuisances ont été répertoriés : l'utilisation de produits chimiques, la amnipulation de radioéléments et l'exposition à l'irradiation externe. Les nombres de décès par cancer sont comparés aux nombres attendus par le calcul des SMR (Standardised Mortality Ratio). Les nombres attendus sont déterminés ennutilisant, comme référence externe, les taux de mortalité de la population nationale française en ajustant sur le sexe, l'âge et la période calendaire. La cohorte regroupe 356 individus suivis jusqu'au 31 décembre 1990 soit 10850 personnes-années au total. les nombres observés de décès toutes causes et de décès par cancers toutes localisations sont respectivement de 44 et de 21. Le statut vital de 24 individus (6.7 %) n'a pas pu être connu. Aucun excès de décès toutes localisations n'a été observé sur la période d'étude (SMR = 0.73) ni de "pic" en 1983-84. L'analyse par type d'exposition (tests de tendance et régressions de Poisson) suggère que la durée de travail à certains postes caractérisés par la minipulation de substances chimiques pourrait être un indicateur du risque de cancer.