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Conséquences biologiques d'une contamination aiguë avec du nitrate d'uranyle : étude du transcriptome murin


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M. Taulan, F. Petitot, M. C. Romey, F. Paquet, J. Demaille

6ème Colloque international de radiobiologie fondamentale et appliquée, Batz (France) 30 juin-4 juillet

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés > radioprotection, radiotoxicologie

Unité de recherche > Laboratoire d'études appliquées de radiotoxicologie (LEAR)

Auteurs > PAQUET François, PETITOT Fabrice

Date de publication > 04/07/2003

Résumé

Les conséquences histologiques et fonctionnelles des intoxications à l'uranium sur le rein sont bien documentées. Cependant, les techniques  de toxicologie classiques n'ont pas permis, à ce jour, de définir les effets moléculaires de la toxicité de l'uranium. De nouvelles approches, dites de génétique fonctionnelle, très sensibles, ont été mises en place dans notre laboratoire et permettent d'établir un catalogue des modifications biologiques après contamination. C'est le cas de la technique SAGE (Serial Analysis of Gene Expression) qui rend compte de façon quantitative et sans a priori sur la nature des gènes étudiés, de l’ensemble des transcrits d’une population cellulaire. Dans le cadre de cette étude, le transcriptome rénal d'un lot de souris ayant reçu une injection intra-péritonéale de 50 µg d'U par animal sous forme de nitrate d’uranyle, a été comparé à celui d'un lot témoin. Cette étude a été accomplie sur les cortex rénaux des souris, qui sont parmi les sites principaux d'accumulation de l'uranium. Des étiquettes SAGE, représentatives de l'état transcriptionnel de ces tissus ont été synthétisées. Après comparaison des lots contaminés et témoins, environ 5000 étiquettes ont été analysées. Plus de 250 correspondent à des gènes qui sont sur-représentés et environ 130 sont sous-représentés par comparaison avec le lot témoin. De nombreuses voies cellulaires semblent être impliquées dans la réponse au stress induit par l’uranium. Près de 22% des transcrits sont impliqués dans le processus de transduction du signal dont 1/3 sont sur-exprimés. Le métabolisme cellulaire représente environ 15% des transcrits dont quasiment les 3/4 sont sous-exprimés après intoxication par l'uranium. Plus de 5% des étiquettes correspondent à des gènes codant pour des protéines impliquées dans la réponse inflammatoire dont la quasi totalité est sur-exprimée. Plus de 4% représentent des transcrits nécessaires à la détoxication cellulaire et sont en majorité sur-représentés. Les résultats recueillis mettent en valeur l'importance de l'utilisation de techniques récentes de toxicogénomique dans le domaine de la toxicologie et permettent d'aborder l'aspect moléculaire d'une intoxication par l'uranium.