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Caractérisation de postes de travail auprès de transports ferroviaires de matières radioactives


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Titre du congrès :SFRP Ville du congrès :Nantes Date du congrès :14/06/2005

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/DRPH/SDE/LDRI

Auteurs > BOTTOLLIER-DEPOIS Jean-François, DONADILLE Laurent, ITIE Christian, LAHAYE Thierry, MULLER Hubert, TROMPIER François

Date de publication > 16/06/2005

Résumé

Des combustibles nucléaires et des déchets radioactifs sont fréquemment transportés en vue de leur utilisation, stockage ou retraitement. En France, la majeure partie de ce transport est généralement effectuée par train. Avant, pendant et à l’issue de chaque trajet, des opérateurs et les conducteurs, qui travaillent en contact direct ou au voisinage des wagons, sont exposés à une irradiation externe due aux matières radioactives confinées dans les
containers transportés.
Dans le but d’évaluer les doses d’irradiation que son personnel est susceptible d’intégrer, dans le cadre de la mise en place d’un programme de protection radiologique, la Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF) a demandé à l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire ( IRSN) de procéder à des caractérisations de postes de travail pour une série de neuf convois de matières radioactives. L’ensemble des postes de travail et des convois que l’IRSN doit caractériser est considéré par la SNCF comme représentatif des activités de son personnel et du trafic dont elle a la charge. Chaque convoi est associé à un type de matière radioactive donné (à savoir déchets de faible et moyenne activité, combustible nucléaire neuf et irradié, MOX, nitrate d’uranyle, hexafluorure d’uranium, etc.), mettant en jeu des champs photoniques ou mixtes neutron–photon.
Cette campagne de mesures a débuté en mai 2004, et quatre types de convois ont été caractérisés en 2004. Au moyen de radiamètres d’ambiance et de spectromètres, l’étude consiste à mesurer l’exposition externe pour différents travaux réalisés par les opérateurs auprès des w agons (par exemple l’attelage–dételage de deux wagons, ou la vérification des freins) ou à l’intérieur de la motrice (conduite). Pour chacun de ces travaux, l’exposition est
estimée via la mesure de l’équivalent de dose d’ambiance H*(10) intégré tout au long de la procédure réalisée par l’opérateur. De plus, une caractérisation dosimétr ique détaillée le long de chaque convoi est faite en termes de débit d’équivalent de dose d’ambiance dH*(10)/dt et des informations spectrométriques sur les champs photoniques et/ou neutroniques sont collectées.
A titre d’exemple, les études faites auprès des quatre convois qui ont été caractérisés durant l’année 2004 (convois de déchets de faible et moyenne activité, de nitrate d’uranyle, de combustible nucléaire irradié, et d’hexafluorure d’uranium) montrent que les équivalents de dose d’ambiance intégrés pour 100 opérations incontournables des métiers de l’exploitation (attelage ou dételage engin-wagon, essai de freins, pose ou retrait de signaux arrières,
reconnaissance de l’aptitude au transport, relevé de véhicule et expédition du train) restent comprises entre 100 et 300 μSv. De plus, les débits d’équivalent de dose d’ambiance relevés au niveau du conducteur de la motrice sont au plus égaux à 0,2 μSv/h. On peut noter que les valeurs les plus élevées on été relevées autour du convoi de combustible irradié pour lequel les opérateur sont soumis à une irradiation mixte neutronique et photonique.
Ces études fournissent des renseignements utiles pour prévoir les doses que les opérateurs sont susceptibles d’intégrer sur de longues périodes, typiquement une année.