SharePoint
Aide
Faire avancer la sûreté nucléaire

La Recherchev2

Publications

Des méthodes spectrométriques complémentaires pour répondre à une évaluation de risque en Radioprotection


Fermer

Authentification

Email :

Mot de passe :

Titre du congrès :Spectratom 2007 Ville du congrès :PAU Date du congrès :21/05/2007

Résumé

Dans le Sud de la France, certaines plages présentent un fort taux de radioactivité naturelle, principalement dû au thorium et à l'uranium de certains minéraux présents dans le sable comme le zircon et l'apatite. Dans ces conditions, une exposition interne peut avoir lieu soit par ingestion soit par inhalation du sable. L'évaluation précise d'un potentiel risque radiologique par contamination interne pour le public fréquentant ces plages nécessite d'obtenir des données de biodisponibilité des radionucléides U et Th à partir du sable, une fois celui-ci intégré par l'organisme. Les deux voies d'absorption ont donc été étudiées avec in fine une évaluation de la dose efficace susceptible d'être engagée. Des expériences in vitro ont été réalisées pour déterminer les paramètres nécessaires au calcul des doses délivrées. En effet la solubilité de l'uranium et du thorium de la fraction de sable considérée comme inhalable a été évaluée dans un fluide pulmonaire synthétique. De même, les cinétiques de dissolution de l'uranium et du thorium du sable total dans des fluides digestifs synthétiques ont été suivies par ICP-MS. Enfin, les activités de l'238U, du 232Th et de leurs descendants dans les fractions de sable restant ont été analysées par spectrométrie gamma ou ICP-MS après minéralisation. La complémentarité des méthodes utilisées et l'ensemble des données obtenues ont permis de calculer les facteurs de transfert intestinaux nécessaires au calcul de dose dans le cas de l'ingestion, et d'associer la fraction inhalable de ces sables à un type d'absorption dans les voies respiratoires après inhalation. Un calcul de dose a été réalisé dans les deux hypothèses d'incorporation et montre que la dose engagée après exposition interne par inhalation ou ingestion de sable de Camargue ne peut être que très faible dans les conditions de cette étude.