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Evaluation du risque de cancer du poumon attribuable au radon domestique en France.


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O. Catelinois , A. Rogel , S. Billon , D. Laurier , D. Hémon , P. Verger , M. Tirmache , Congrès de l'association des épidémiologistes de langue française, 15-17/09/2004, Bordeaux (France).

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés > cancer du poumon, radon

Unité de recherche > IRSN/DRPH/SRBE/LEPID

Auteurs > CATELINOIS Olivier, LAURIER Dominique, ROGEL Agnès, TIRMARCHE Margot

Date de publication > 15/09/2004

Résumé

Objectif : Le radon est un cancérigène pulmonaire connu grâce à des études épidémiologiques notamment en milieu professionnel (cohortes de mineurs d’uranium). Dans l’habitat français de certaines régions, de fortes concentrations de radon sont observées. L’objectif de cette étude est de quantifier le nombre de décès par cancer du poumon attribuable à l’exposition domestique au radon en France. Matériels et méthode : L’estimation du nombre de décès par cancer du poumon est basée sur des modèles de risque issus des cohortes de mineurs validés par le comité de l’académie des sciences (USA) sur les effets biologiques des rayonnements ionisants. L’interaction tabac-radon sur le risque de décès par cancer du poumon observée dans les études épidémiologiques nécessite la prise en compte de données tabagiques caractérisant la consommation française : elles proviennent d’enquêtes « santé protection sociale ». Nous disposons d’une base de données de l’exposition au radon domestique : 12 000 mesures sur 2 mois en moyenne entre 1982 et 2002 sur l’ensemble du territoire français (campagne IRSN/DGS). Afin d’obtenir une moyenne annuelle d’exposition, une correction de l’effet de la saison a été appliquée. Résultats : L’exposition domestique au radon serait probablement responsable de 2 200 à 3 000 décès par cancer du poumon en France chaque année, suivant le modèle de risque et l’utilisation ou non de la correction de l’effet saison. Plus de 70% des prédictions de décès par cancer du poumon attribuables au radon apparaissent chez les moins de 70 ans. La part de l’action conjuguée tabac-radon représente plus de 90% du nombre de décès attribuable à l’exposition domestique au radon. Conclusion : 10% des décès annuels par cancer du poumon peuvent être attribués au radon domestique en France ce qui le place comme second facteurs de risque après le tabagisme. Les incertitudes qui entourent ces estimations sont de plusieurs natures. Elles sont dues d’une part à la variabilité très importante des concentrations en radon mesurables d’un habitat à l’autre, d’autre part aux incertitudes autour de la relation dose-effet : la transposition des coefficients obtenus chez les mineurs à un contexte d’exposition domestique est encore discutée.

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