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Nouvelle technique d’estimation de la dose a la peau par dosimétrie biologique : application a l’accident de Géorgie de 2001


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J-P Pouget, C Laurent, M Delbos,  M Benderitter, P. Voisin, J Stéphanazzi, H Carsin et P Gourmelon

6ème Colloque international de radiobiologie fondamentale et appliquée, Batz (France) 30 juin-4 juillet

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés > radioprotection, dosimétrie biologique

Unité de recherche > IRSN/DRPH/SRBE/LDB

Auteurs > BENDERITTER Marc, GOURMELON Patrick, POUGET Jean-Pierre, VOISIN Philippe

Date de publication > 04/07/2003

Résumé

La dosimétrie biologique conventionnelle basée sur la détermination des aberrations chromosomiques instables de type dicentriques dans les lymphocytes circulants du sang procure une dose d’irradiation rapportée à l’organisme. Elle n’apporte donc pas de réponse pleinement satisfaisante dans le cas où une partie seulement du corps est irradiée. Considérant que la peau est le premier organe atteint par l’irradiation, nous avons développé une méthode de dosimétrie biologique basée sur le dénombrement des aberrations chromosomiques produites dans les fibroblastes et les kératinocytes de la peau.

Pour cela, des biopsies de peau humaine ont été exposées à des doses de rayonnement gamma du  137Cs comprises entre 0 et 10 Gy. Les fragments de peau ont ensuite été dissociés afin d’isoler et de mettre en culture les fibroblastes et les kératinocytes. Au terme d’un délai de plusieurs jours, un marquage du chromosome 4, par la technique PCC-FISH, a permis de mesurer le nombre de spots excédentaires par métaphase (>2) et de le corréler à la dose d’irradiation. Deux courbes de référence ont ainsi pu être établies ex-vivo.  Nous avons appliqué cette méthode à la détermination de la dose d’irradiation reçue à la peau par l’une des victimes de l’accident radiologique survenu à Lia en Géorgie en décembre 2001. Une cartographie de la zone irradiée a ainsi pu être établie et a montré que la détermination de la dose d’irradiation reçue par les cellules de la peau était techniquement possible et que les résultats obtenus étaient en parfait accord avec les données physiques et médicales de l’accident.

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