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Utilisation des aberrations chromosomiques stables en dosimétrie biologique rétrospective : point de vue en 2003


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E. Grégoire, L. Roy, V. Durand, M. Delbos, N. Paillole, V. Buard, I. Sorokine-Durm, N. Jacquet et P. Voisin

6ème Colloque international de radiobiologie fondamentale et appliquée, Batz (France) 30 juin-4 juillet

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés > radioprotection, dosimétrie biologique

Unité de recherche > IRSN/DRPH/SRBE/LDB

Auteurs > BUARD Valérie, GREGOIRE Eric, ROY Laurence, VOISIN Philippe

Date de publication > 04/07/2003

Résumé

Lors d’une reconstitution de dose longtemps après l’exposition aux rayonnements ionisants, le dénombrement des dicentriques conduit à sous-estimer la dose puisque les lymphocytes porteurs de ces anomalies disparaissent avec le temps. Dans ce cas, le dénombrement d’anomalies chromosomiques plus stables tel que les translocations, facilement détectables par Hybridation in situ Fluorescente (FISH), pourrait permettre d’obtenir une meilleure réponse. Cependant la correspondance avec la dose n’apparaît possible que si l’on peut montrer la persistance des translocations dans le temps. Depuis plusieurs années, des recherches sont menées à l’IRSN pour essayer de répondre à cette question. Des études au long cours ont pu être menées sur des sous-mariniers russes, irradiés il y a 30 ans et sur des habitants de Géorgie étudiés 6 et 10 mois, 2,5 et 4,5 ans après leur accident d’irradiation. On peut ainsi observer une raisonnable stabilité des translocations complètes au cours du temps. Par contre, une décroissance rapide de ces anomalies chromosomiques est généralement observée dans des études réalisées de quelques heures à quelques mois après une exposition de plusieurs grays. C’est le cas des irradiés de Turquie en 1998, pour lesquels l’analyse a été effectuée 1 mois après exposition. Finalement des études effectuées chez des primates non humains irradiés in toto montrent les deux tendances : stabilité des translocations chez des singes irradiés à 4Gy et décroissance chez ceux irradiés à 2Gy. En conclusion, la stabilité « apparente » des translocations dépend à la fois des circonstances d’irradiation et du délai entre l’exposition et le premier prélèvement. Une connaissance plus approfondie de l’origine des translocations et une observation, par la technique multi-FISH, de toutes celles présentes au sein du génome pourrait améliorer l’estimations rétrospective de la dose.

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