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Dysfonctionnement intestinal hors champ d’irradiation lors des phases sub-aigue et chronique d’une entérite radique expérimentale chez le rat


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François A., Milliat F., Vozenin-Brotons M-C. et Mathé D.

6ème Colloque international de radiobiologie fondamentale et appliquée, Batz (France) 30 juin-4 juillet

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés > radioprotection, radiobiologie digestive

Unité de recherche > UPRES (Radiosensibilité des Tumeurs et Tissus Sains)

Auteurs > FRANCOIS Agnès, VOZENIN-BROTONS Marie Catherine

Date de publication > 04/07/2003

Résumé

Objectif : Après irradiation de 4 à 6 cm d’intestin grêle chez le rat, suivi des désordres fonctionnels induits par les rayonnements ionisants sur le segment exposé et sur les segments protégés des rayonnements.

Matériels et méthodes : Utilisation du modèle chirurgical d’anse intestinale scrotalisée. Le segment intestinal est exposé à 21 Gy (une fraction, rayons X). La structure intestinale, la présence de neutrophiles et la capacité de transport épithéliale sont suivies 2 et 26 semaines après irradiation.

Résultats : Les atteintes tissulaires radio-induites 2 semaines après exposition se caractérisent par des atypies épithéliales, une inflammation muqueuse sévère, des abcès cryptiques et des zones d’ulcération épithéliale. Une fibrose massive avec dépôts importants de collagènes se développe 6 mois après irradiation, impliquant toute la paroi intestinale et ne laissant plus apparaître aucune structure organisée. La capacité de transport des segments irradiés est affectée dès la phase sub-aiguë et ce jusqu’à 26 semaines. Des dysfonctionnements des segments protégés des rayonnements apparaissent à 2 semaines (en position proximale) sans aucune modification de l’architecture épithéliale ni infiltrat inflammatoire. Six mois après irradiation, les capacités de transport des segments protégés proximaux et distaux sont diminuées, avec infiltration de neutrophiles dans la lamina propria.

Conclusion : L’entérite radique est associée à des atteintes du fonctionnement intestinal non seulement dans le champ d’irradiation mais également au niveau des segments non irradiés. Durant la phase subaiguë, le segment irradié pourrait être une source de médiateurs inflammatoires susceptibles d’influencer le fonctionnement intestinal à distance par voie systémique ou via le système nerveux entérique. Le développement d’un syndrome occlusif 6 mois après irradiation pourrait être responsable des désordres fonctionnels des segments protégés mais n’exclut pas la possibilité d’une réaction inflammatoire en dehors du champ d’irradiation.

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