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Implications économiques et sanitaires des choix de niveaux d'action pour le radon dans les maisons


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Ph. Hubert, F. Charpin Congrès SFRP, Tours 19-21 juin 2001

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés > évaluation/gestion des risques, contre-mesures, radon

Unité de recherche > Laboratoire de statistique et d'études économiques et sociales (LSEES)

Auteurs > CHARPIN Florence

Date de publication > 19/06/2001

Résumé

Différents niveaux d'action ont pu être proposés en ce qui concerne les concentrations en radon dans les habitations par les pays de l'Union Européenne et notamment en France. Les valeurs de 1000, 400 et 200 Bq.m3 sont souvent citées. Pour atteindre un de ces niveaux, les propriétaires ont plusieurs techniques à leur disposition et ils peuvent avoir deux comportements : atteindre un niveau au meilleur coût ou l'atteindre avec la technique la plus « efficace », c'est-à-dire en payant un peu plus pour une réduction bien plus importante des niveaux. Sur la base des données et hypothèses disponibles sur la distribution des concentrations dans le parc de logement français, sur les coûts et efficacités des mesures disponibles pour réduire le radon dans les habitations et sur les relations entre exposition au radon et cancer, on estime ici l'impact que pourrait avoir des recommandations en termes de niveau d'action, selon la façon dont pourraient se comporter les propriétaires. En dépit de l'incertitude associée aux données et hypothèses, l'étude met bien en évidence les changements d'échelle en termes d'impacts sanitaires et économiques selon les niveaux affichés. A 1000 Bq.m-3, quelques milliers de logements sont concernés et une dizaine de cancers pourraient être évités annuellement pour une dépense annuelle de quelques millions de francs. A 200 Bq.m-3, il s'agit presque d'un million de logements qui sont concernés, les cancers potentiellement évitables atteignant quelques centaines, mais le coût annuel atteindrait le milliard de francs. Dans le premier cas, l'action se discute au niveau individuel, dans le second, les impacts sanitaires potentiels et économiques sont à discuter au niveau sociétal.