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Safety of the fuel storage in French nuclear power plants 900 MWe


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L. Gilloteau,

Eurosafe, Paris, 25-26 novembre 2003,

Rapport IRSN-DSR/4

 

Type de document > *Rapport/contribution à GT (papier ou CD-Rom), *Congrès/colloque

Mots clés > sûreté, réacteurs à eau sous pression (REP)

Unité de recherche > IRSN/DSR/SEREP

Auteurs > GILLOTEAU Laurent

Date de publication > 17/12/2003

Résumé

Pour réduire les durées d’arrêt des réacteurs afin d’accroître leur disponibilité, Electricité de France a réduit le délai entre l’arrêt du réacteur et la fin du déchargement du combustible. Cela conduit à augmenter la puissance résiduelle du combustible entreposé en piscine de désactivation durant les arrêts de tranche.

De ce fait, les installations participant à la sûreté du stockage des assemblages se trouvent aujourd'hui exploitées au-delà des limites définies dans les rapports de sûreté des centrales nucléaires. Cette situation anormale mise en évidence par le retour d'expérience d'une part, le réexamen de la sûreté effectué sur les réacteurs de 900 MWe d'autre part, est traitée provisoirement par la mise en place de contraintes d’exploitation supplémentaires dans l'attente d'actions définitives destinées à améliorer globalement la conception et l'exploitation des installations de stockage du combustible usé dans les centrales nucléaires.

Dans ce cadre, l’IRSN a analysé les propositions et les études faites par Electricité de France pour améliorer la sûreté du stockage du combustible usé et lever les contraintes actuelles sur l'exploitation des piscines de stockage des réacteurs de 900 MWe.

Ainsi l’IRSN a été amené à effectuer un examen de situations d'exploitation incidentelles ou accidentelles pouvant affecter la fonction de refroidissement de la piscine de désactivation, notamment en s'appuyant sur une évaluation probabiliste des risques de découvrement des assemblages entreposés dans le bâtiment combustible. Ces travaux ont conduit Electricité de France à proposer des modifications des installations de stockage en vue d'améliorer leur surveillance (contrôle du refroidissement, instrumentation de la piscine…) et la gestion des situations incidentelles ou accidentelles (moyens d’appoint et procédures notamment), dont elles peuvent être l'objet.

L’IRSN a présenté les conclusions de son évaluation au groupe permanent chargé des réacteurs lors de sa réunion du 28 novembre 2002. Il ressort de cet examen que la maîtrise du refroidissement du combustible usé stocké dans les piscines de désactivation des réacteurs sera largement améliorée par rapport à la situation présente, lorsque les modifications envisagées par Electricité de France auront été réalisées.

Dans l'attente de la prise en compte de ces conclusions et des modifications correspondantes, il a été décidé de maintenir certaines mesures compensatoires définies en 1998. Ces conclusions et ces modifications devront être adaptées en vue de leur mise en application sur les réacteurs les plus récents (1300 et 1450 MWe).

Par ailleurs, indépendamment de la puissance résiduelle entreposée en piscine de désactivation, il a également été mis en évidence que certaines situations accidentelles telles qu’une vidange rapide de la piscine de désactivation, un incendie ou une inondation affectant les locaux du bâtiment de stockage du combustible sont susceptibles de ne pas être maîtrisés dans l’état actuel des installations.

L’étude détaillée de ces situations pourrait conduire Electricité de France à envisager de nouvelles modifications permettant de renforcer leur prévention et leur gestion.