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Des cassures de l'ADN plus difficilement réparables lors d'examens radiodiagnostics?


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Titre du congrès :7ème Colloque International de Radiobiologie Fondamentale et Appliquée Ville du congrès :Orford Date du congrès :19/09/2005

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN

Auteurs > BALOSSO Jacques, ESTEVE François, FORAY Nicolas, JOUBERT Aurélie, RAVANAT Jean-Luc

Date de publication > 23/09/2005

Résumé

Les agents de contraste iodés (ACI) sont utilisés quotidiennement en imagerie médicale. Cependant, de nombreux effets indésirables multiformes, souvent associés à une allergie à l'iode, ont été observés après injection intravasculaire d'ACI. Pourtant, certaines réactions aiguës plus tardives restent encore inexpliquées. Comme de nombreux examens radiologiques (urographie intraveineuse, angiographie,...) consistent à injecter l'ICA puis à visualiser avec le rayonnement X, nous avons étudié la possibilité que les ACIs soumis aux radiations ionisantes se décomposent en produits radicalaires toxiques, entraînant alors des réactions tissulaires. Dans cette communication, nous nous attacherons plus particulièrement à la réponse moléculaire de cellules humaines de diverses origines, après une irradiation X poly- ou mono-chromatique, en présence de concentrations cliniques d'ACIs commerciaux. Dans un premier temps, grâce à une technique d'HPLC couplée à la spectroscopie de masse, nous avons observé une production d'ions iodures proportionnelle à la dose résultant de la radiolyse de l'ACI. Cette production est maximale avec des rayons X monochromatiques de 50 keV délivrés par synchrotron (correspondant à un effet photoélectrique maximal sur l'iode), mais reste non négligeable avec un irradiateur médical standard. De plus, ces iodures inhibent la réparation des cassures radioinduites de l'ADN en inhibant l'activité de certaines kinases impliquées dans la signalisation cellulaire. Nous avons également observé un excès de micronoyaux et de corps apoptotiques dans les cellules traitées, révélant ainsi une radiosensibilité accrue. De nouveaux résultats obtenus sur un appareil de fluoroscopie, utilisé en routine pour des examens d'angiographie, confortent notre modèle et pourraient expliquer ainsi les aberrations chromosomiques observées sur des patients imagés. L'action des iodures sur certaines voies de réparation de l'ADN sera discutée.