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La Recherchev2

Les effets biologiques des expositions chroniques à des radionucléides et leurs impacts sur la santé

(janvier 2011)

DES RECHERCHES permettant d'évaluer les risques liés à des radionucléides et leurs impacts sur la santé

Le programme de recherche expérimentale ENVIRHOM-Santé ou Comprendre les effets d’une contamination chronique à faibles doses de radionucléide sur la santé

Le cerveau : un nouvel organe cible de l’uranium

Le système de détoxication des xénobiotiques est-il affecté par une exposition chronique à l’uranium ?

Ingestion chronique de césium 137 en situation post-accidentelle

Exposition chronique au césium 137 : Etudes expérimentales et épidémiologiques

La métabolomique : Application en radiotoxicologie

Les perspectives du programme ENVIRHOM-Santé

La métabolomique : Application en radiotoxicologie


Maâmar Souidi

chercheur au Laboratoire de radiotoxicologie expérimentale

Les études réalisées dans le cadre du programme de recherche ENVIRHOM ont mis en évidence des effets biologiques sur différents métabolismes après ingestion chronique de césium 137 (137Cs) ou d’uranium.

Nous avons émis l’hypothèse que ces radionucléides pourraient provoquer des atteintes de certaines voies métaboliques de faible amplitude mais multiples, conduisant ainsi à des déséquilibres subtils. Une analyse globale des métabolites par une approche de métabolomique semble donc pertinente pour établir la signature biologique d’une exposition interne chez l’animal, l’identification des acteurs moléculaires pouvant ainsi constituer « l’empreinte » de telles expositions. La métabolomique fournit une description détaillée de la composition en métabolites des biofluides (sang, urine) à l’aide de plate-forme analytique puissante utilisant des techniques telles que la résonnance magnétique nucléaire à haut champ ou la spectrométrie de masse haute définition. Les données obtenues sont traitées par des méthodes d’analyse statistique multivariées et permettent d’identifier des biomarqueurs précoces de toxicité et du développement de pathologies. Cette technique est notamment utilisée en médecine, en toxicologie et en pharmacologie. Cette approche est complémentaire aux méthodes de génomique et de transcriptomique qui ne sont pas suffisantes pour décrire et expliquer de façon satisfaisante les phénotypes. La métabolomique constitue donc un lien entre génotype et phénotype.

Une étude du métabolome a donc été mise en place dans le cadre d’une collaboration scientifique entre un laboratoire de référence nationale dans le domaine, le laboratoire de Nutriments Lipidiques et Prévention des Maladies Métaboliques (Université Aix-Marseille I et II) et l’IRSN. C’est la première fois qu’une telle étude associant métabolomique et radiotoxicologie dans un modèle in vivo est entreprise. Cette collaboration porte sur l’étude des effets d’une ingestion quotidienne de 150 Bq de césium-137 chez le rat pendant 9 mois via l’eau de boisson (6500 Bq.L-1), ce qui correspond à une contamination post-accidentelle comparable à celle de l’environnement proche de Tchernobyl après l’accident de 1986.

Les résultats issus de cette collaboration permettront d’établir si une contamination chronique au césium-137 induit une empreinte métabolique spécifique et d’identifier les voies métaboliques sensibles à ce radionucléide, permettant de mieux caractériser ses propriétés toxicologiques.

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