SharePoint
Aide
Faire avancer la sûreté nucléaire

La Recherchev2

Les effets biologiques des expositions chroniques à des radionucléides et leurs impacts sur la santé

(janvier 2011)

DES RECHERCHES permettant d'évaluer les risques liés à des radionucléides et leurs impacts sur la santé

Le programme de recherche expérimentale ENVIRHOM-Santé ou Comprendre les effets d’une contamination chronique à faibles doses de radionucléide sur la santé

Le cerveau : un nouvel organe cible de l’uranium

Le système de détoxication des xénobiotiques est-il affecté par une exposition chronique à l’uranium ?

Ingestion chronique de césium 137 en situation post-accidentelle

Exposition chronique au césium 137 : Etudes expérimentales et épidémiologiques

La métabolomique : Application en radiotoxicologie

Les perspectives du programme ENVIRHOM-Santé

Le système de détoxication des xénobiotiques est-il affecté par une exposition chronique à l’uranium ?


Caroline Rouas, doctorante au Laboratoire de radiotoxicologie expérimentale de 2007 à 20101

Yann Gueguen, chercheur au Laboratoire de radiotoxicolgie expérimentale

Les enzymes du métabolisme des xénobiotiques : un rôle essentiel de détoxication

Les enzymes du métabolisme des xénobiotiques, un système essentiel à la protection de l’organisme

Les enzymes du métabolisme des xénobiotiques2 représentent un système complexe essentiel à la protection de l’organisme. Possédant un rôle clé dans le métabolisme et l’élimination de composés potentiellement toxiques, toute altération de leur régulation, expression et/ou de leur activité peut engendrer des conséquences néfastes à l’échelle de l’organisme. Il a déjà été montré que ce système est une cible de la toxicité de certains métaux lourds, tel que le cadmium [Moore 2004]. Concernant l’uranium, métal lourd naturellement présent dans l’environnement, les effets restent à l’heure actuelle mal connus.

Le rôle de détoxication des enzymes

L’organisme humain comme celui des autres espèces animales est fréquemment exposé à des composés potentiellement toxiques et est capable de métaboliser activement de nombreuses substances étrangères à l’organisme, polluants chimiques, médicaments et autres xénobiotiques. Les enzymes du métabolisme des xénobiotiques, dont les cytochromes P450 (CYP), jouent un rôle central dans la biotransformation, le métabolisme et/ou la détoxification de composés étrangers à l’organisme [Gueguen et al. 2006b].

figure 1

figure 1

Les enzymes de la phase I (essentiellement des cytochromes P450), dites de fonctionnalisation, catalysent essentiellement les réactions d’oxydo-réduction et d’hydrolyse. Les enzymes de la phase II (glutathion-S-transférases ou GST, UDP glucuronosyltransférases ou UGT…), dites de conjugaison, catalysent les réactions de conjugaison.

Généralement, après fonctionnalisation, les transporteurs de la phase III (P-glycoproteine ou Pgp, multidrug resistance proteins ou MRP…) transportent au travers des membranes les xénobiotiques, et surtout leurs dérivés, en vue de leur élimination de la cellule (figure 1, ci-contre).

 

________________________________________________________

références  et définitions

1 :  Caroline Rouas a mené ses travaux de recherche à l'IRSN. Elle a soutenu sa thèse le 1er octobre 2010 sur l'étude des mécanismes mis en jeu lors d’une exposition à l’uranium appauvri sur le système de détoxification in vivo et in vitro.

2 : Un xénobiotique est un composé généralement hydrophobe. Le foie est le principal organe impliqué dans leur métabolisation et leur élimination. Pour se faire, il est muni de trois familles de protéines. Les enzymes de phase I, dites de fonctionnalisation, dont les cytochromes P450 (CYP) sont majoritaires, sont localisées à la surface du réticulum endoplasmique. Le site actif du CYP contient un atome de fer (Fe) entouré d’atomes d’azote (N). Le composé organique est oxydé et un atome d’oxygène moléculaire est incorporé au produit chimique (-OH). Les principales enzymes de phase II, dites de conjugaison, sont regroupées en trois sous-familles : les Glutathion S transférases (GST), les UDPglucuronosyl transférases (UGT) et les sulfotransférases (SULT). Elles participent à la transformation du composé en lui ajoutant un composé hydrophile. Les transporteurs de la phase III (MDR : multi drug resistance protein, MRP : multi drug resistance-associated protein) ont pour but d’évacuer hors de la cellule le composé rendu hydrosoluble vers le système sanguin, en vue de son élimination via les urines au niveau rénal.

Gueguen, Y.,Mouzat K.,Ferrari L.,Tissandie E.,Lobaccaro J. M.,Batt A. M.,Paquet F.,Voisin P.,Aigueperse J.,Gourmelon P.and Souidi M. (2006b) [Cytochromes P450: xenobiotic metabolism, regulation and clinical importance]. Ann Biol Clin (Paris) 64, 535-48

Moore, M. R. (2004) A commentary on the impacts of metals and metalloids in the environment upon the metabolism of drugs and chemicals. Toxicol Lett 148, 153-8

Fermer

Envoyer à un ami

Les coordonnées que vous indiquez dans cette page sont à usage unique et ne sont pas conservées.

Emails de vos destinataires :  

Signez avec votre nom :  

Précisez votre adresse email :   

Joindre un message :

Souhaitez-vous recevoir une copie de ce mail ?

Envoyer

Annuler