L'exemple du radium

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Le radium 226 est un élément radioactif naturel descendant de l’uranium 238 présent dans la croute terrestre. Il a une période radioactive (temps nécessaire pour que la moitié des atomes se désintègrent spontanément) de 1600 ans.

 

Découvert en 1898, le radium a rapidement eu de multiples utilisations, en raison de ses propriétés physiques (luminescence) ou de ses vertus médicales, supposées ou avérées (cosmétique, traitement de certains cancers).

  

Pour en savoir plus, téléchargez nos fiches détaillées (documents pdf) :

  

> Le radium et ses utilisations

 

> Méthode mise en œuvre par l’IRSN pour réaliser le diagnostic radiologique des sites potentiellement pollués par du radium

 

L’exposition des personnes au radium et à ses descendants sur des sites pollués

 

> L’évaluation de l’exposition radiologique des personnes au radium et à ses descendants sur des sites pollués

 

> Les effets sanitaires liés à une exposition aux rayonnements ionisants

Les études sur la santé des travailleurs du radium et des radiologues n’ont pris une ampleur significative qu’à partir des années 1920. Ainsi, pendant toute la période d’essor de l’utilisation du radium, au début du 20ème siècle, les précautions pour limiter les effets délétères de l’exposition à cette substance étaient très partielles, voire inexistantes. Elles ne visaient que les situations d’exposition importante et négligeaient le cas des irradiations externes chroniques de faible niveau ainsi que les risques de dissémination de la contamination radioactive.

  

Après l’arrêt des utilisations du radium dans les années 1960, la plupart des lieux où du radium avait été utilisé sont tombés dans l’oubli, d’autant plus que la perception des risques liés à ce radioélément est restée faible jusqu’aux années 1970. Seuls les principaux sites industriels qui ont extrait ou mis en œuvre du radium ont donné lieu à des caractérisations radiologiques au cours des deux dernières décennies, et des actions d’assainissement y ont été engagées ou sont encore en cours. Par contre, la situation radiologique des locaux où étaient installées des petites entreprises utilisant du radium est aujourd’hui moins bien connue, ces lieux n’ayant fait l’objet que de caractérisations partielles ; c’est pourquoi ces sites doivent faire l’objet d’un diagnostic systématique afin de déceler une éventuelle présence de radium ou, au contraire, démontrer définitivement l’absence de pollution radioactive résiduelle.

        

      Actuellement, sous l’égide de l’État, l’IRSN est amené à réaliser de tels diagnostics sur des sites où l’exercice ancien d’une activité mettant en œuvre du radium a été identifié. Pour les sites actuellement à usage d’habitation collective, le diagnostic se fait dans les parties privatives, avec l’accord des occupants (propriétaires ou locataires), ainsi que dans les parties communes extérieures et intérieures des immeubles, avec l’accord du syndic de la copropriété. Pour les sites actuellement à usage professionnel, la prospection est menée dans l’ensemble des parties extérieures et intérieures après accord du chef d’établissement du site concerné. Le plus souvent, on peut s’attendre à ne plus retrouver de trace de radium, compte tenu des travaux de transformation ou de rénovation successifs effectués sur une période de plus de cinquante ans ; toutefois, on ne peut pas exclure la persistance de traces de radium dans certains locaux où ce radioélément était mis en œuvre.
      Si le diagnostic révèle la présence de radium imputable aux anciennes activités exercées sur le site, un ensemble de mesures complémentaires est réalisé pour préciser l’importance de la pollution radioactive et évaluer l’exposition des occupants du site aux rayonnements ionisants.

           

      Le retour d’expérience des diagnostics menés dans le passé dans de tels sites montre que la découverte d’une pollution est quasiment toujours cantonnée à quelques pièces (ou un appartement d’immeuble) et éventuellement les parties communes ; le risque d’exposition aux rayonnements ionisants y est habituellement modéré (inférieure à 1 millisievert par an).

         

      Lorsqu’une pollution est révélée par le diagnostic, l’ANDRA intervient à la suite de l’IRSN afin de définir un programme d’assainissement, en concertation avec les propriétaires et occupants des lieux et en accord avec les autorités publiques.
      En attendant la réalisation de ces travaux, les experts de l’IRSN peuvent faire des recommandations aux occupants des lieux afin de limiter l’exposition aux sources de rayonnement identifiées.

      Enhancing  Safety - Faire avancer la suret�

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