Retombées en France de l’accident de Tchernobyl
50% des Français jugent qu’il s’agit d’un risque élevé, d’autant plus élevé que l’on habite dans une région plus touchée par le nuage. Mais cette disparité régionale s’efface quand il s’agit de croire que l’information est bonne (80% de non) ou d’accorder sa confiance aux autorités dans leurs actions de protection (70% de non). Les « retombées radioactives en France de l’accident de Tchernobyl » constituent ainsi, parmi les risques suivis dans le baromètre IRSN, celui qui recueille le plus faible score de confiance et de crédibilité. C’est aussi le premier argument cité contre le nucléaire.

Le positionnement des activités nucléaires au sein
des familles de perception des risques des Français
La perception des Français diffère entre centrales nucléaires, déchets radioactifs, retombées de Tchernobyl ou encore radiographies médicales. Le nucléaire ne forme pas aux yeux des Français un tout indissociable. Les différentes situations appartiennent à différentes familles de risques perçus.
Pour en savoir plus : la synthèse 2004 du baromètre sur les familles de risque (notamment page 10 et suivantes)
Plus l’intervenant est proche ou accessible, plus l’information est jugée crédible
« Les sources d'informations suivantes vous disent-elles la vérité sur le nucléaire en France ? ». En réponse à cette question, le CNRS, les associations de consommateurs ou écologistes et les médecins conservent leur place de leader depuis 1990. Ce sont, pour les Français, les sources fiables d’information, avec près de 50% de réponses positives. Viennent ensuite les organismes liés au nucléaire (EDF, CEA, IRSN, ANDRA).
Par contre, aucun crédit n’est accordé aux sources proches du monde politique. Plus on se rapproche du politique et moins on a de crédit. Moins de 20% pour l’OPECST, les syndicats, les élus locaux. Le chiffre s’écroule avec moins de 10% pour le gouvernement et les hommes politiques.
Les organismes du domaine nucléaire reconnus comme compétentsPlus on s’éloigne du scientifique et moins on reconnaît la compétence des intervenants. Tous les organismes liés au nucléaire sont placés en tête du classement avec plus de 60% de réponses positives. Fin 2005, EDF est au 1er rang avec le CNRS avec plus de 80% de réponses positives. Ce sont aussi deux organismes très connus des Français. Au 2ème rang, viennent avec environ 70% de réponses positives : le CEA, l’IRSN, la COGEMA puis au 3ème rang (environ 60%): la DGSNR et l’ANDRA.
Le CNRS se démarque d’autant plus de ces organismes qu’il emporte la 1ère place du classement. Les associations écologistes sont reconnues par un peu moins d’un français sur deux comme étant compétentes dans le domaine nucléaire. Tous les intervenants qui n’ont pas de lien direct avec la science se voient rejetés aux dernières places.
Sur le graphique suivant, chaque intervenant est positionné en fonction de son score de compétence et de crédibilité. En dessous de la diagonale, apparaissent ceux que le public juge plus compétents que crédibles et au dessus de la diagonale ceux qui sont perçus plus crédibles que compétents :

Compétence et crédibilité en matière nucléaire
Pour en savoir plus :