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Rejets anciens de plutonium dans la Loire

Les rejets en plutonium et le lien avec les accidents à Saint-Laurent-des-Eaux

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L’analyse des sédiments prélevés en juillet 2015 dans les berges de la Loire a montré la présence de plutonium à des niveaux attestant d’un apport d’origine industrielle. Les accidents survenus en 1969 et 1980 sur les réacteurs SLA1 et SLA2 de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux seraient à l’origine de ces observations.

Les sédiments prélevés à Montjean-sur-Loire ont révélé deux pics de concentrations en plutonium 238 en 1967 (mais plus probablement en 1969) et vers 1980. 

 

Un pic vers 1967-1980

Pour le pic daté à 1967 qui pourrait correspondre à un rejet accidentel en octobre 1969, car il n’y a pas eu de crue (donc pas de dépôt) entre octobre 1965 et mai 1969,  l’archive sédimentaire a montré :

  • des concentrations en plutonium 238 de 78±8 milibecquerel par kilo (mBq/kg) qui sont plus de quatre fois supérieures aux teneurs en plutonium 239 et plutonium 240 dans les sols ;
  • des concentrations en plutonium 238 à la date du dépôt de 115±12 mBq/kg  qui sont significativement supérieures à la valeur de caractérisant les sols de nos latitudes à cette époque (36±6 mBq/kg).

  

Ces observations attestent sans équivoque d’apports additionnels en plutonium d’origine industrielle dans le bassin versant de la Loire. Elles pourraient correspondre à l’enregistrement des rejets dans la Loire consécutifs à l’accident sur le réacteur SLA1 de Saint-Laurent-des-Eaux en octobre 1969.

 

Un pic au début des années 1980

Les deux anciens réacteurs de la filière graphite-gaz de Saint-aurent-des-Eaux
Vue en coupe d'une carotte prélevée à Montjean-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire

Pour le pic daté en 1980, l’analyse de l’archive sédimentaire prélevée à Montjean-sur-Loire a montré les résultats suivants :

  •  des concentrations en plutonium 238 de 50±5 milibecquerel par kilo (mBq/kg), soit près de quatre fois les teneurs attendues en l’absence de toute influence industrielle ;
  •  

  • des concentrations en plutonium 238 à la date du dépôt de 144±12 mBq/kg qui sont très supérieures à la valeur de caractérisant les sols de nos latitudes à cette époque (38±6 mBq/kg).
  •  

Enfin, la diminution progressive des concentrations et des rapports d’activité après le début des années 1980 peut être interprétée comme la rémanence d’un rejet unique ou la trace de plusieurs rejets de moindre ampleur sur cette période.

Ces observations attestent sans équivoque d’apports additionnels en plutonium d’origine industrielle dans le bassin versant de la Loire au début des années 1980. Ils pourraient correspondre à l’enregistrement de rejets effectués dans la Loire suite à l’accident du réacteur SLA2 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (SLA2) en 1980, voire ultérieurement dans de moindres proportions.  

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