SharePoint
Aide
 

Sources radioactives

Musée du Louvre : analyser les œuvres d'art grâce aux rayons X

Fermer

Authentification

Email :

Mot de passe :

Au Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) du musée du Louvre, des chercheurs venus de tous les musées de France et du monde entier utilisent l’accélérateur Aglaé. Objectif : déterminer  la composition, localiser ou dater les composantes d’une œuvre, même très ancienne.

Détail de l'accélérateur Aglaé dans le laboratoire du C2RMF Détail de l'accélérateur Aglaé dans le laboratoire du C2RMF (© Nicolas Lartigue/Pellicam/IRSN)

Le musée du Louvre n’est pas seulement un lieu d’exposition. Sous le jardin des Tuileries se cache également le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) et son Accélérateur Grand Louvre d’Analyses Elémentaires (Aglaé). Depuis 1987, Aglaé est le seul accélérateur de particules au monde dédié à l’analyse d’œuvres du patrimoine.

Sous l’effet des protons et particules alpha, Aglaé peut révéler la composition chimique à partir de la glaçure d’une céramique, identifier le lieu d’extraction à partir des composants des grenats ou encore déterminer la datation à partir des ingrédients d’un vernis…. L’accélérateur est également capable de détecter d’infimes traces de l’ordre de quelques parties pour million.

À la fin 2017, une version améliorée d’Aglaé a été inaugurée afin de permettre son utilisation 24h/24 et d’analyser des matériaux d’origine biologique. Sur avis de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le C2RMF a fait appel en 2014 à l’IRSN pour l’aider à parfaire les mesures de radioprotection autour de l’accélérateur.

 

Aglaé, un outil de recherche pour les historiens

 Aglaé, un outil de recherche pour les historiens

Photo à gauche : Elsa Lambert est radiologue. Elle vérifie ici des clichés pour découvrir ce qui se cache dans l’objet archéologique qu’elle vient d’examiner. Elle dispose du Camari, le certificat d’aptitude à manipuler les appareils de radiologie industrielle. Photo à droite : Sous l’œil de l’appareil de radiographie, on découvre un bassin humain pris dans une motte, issu d’une fouille archéologique. Elsa Lambert désigne une zone sur laquelle on discerne les restes d’une parure réalisée en fil métallique. (© Nicolas Lartigue/Pellicam/IRSN)

 

Enjeux de radioprotection

Radiographie du retable d'Issenheim Le musée Unterlinden de Colmar, dans le Haut-Rhin,a confié au C2RMF l’expertise du retable d’Issenheim. Ici, la radiographie dévoile la structure et les assemblages d’une partie sculptée. (© Nicolas Lartigue/Pellicam/IRSN)

Le C2RMF utilise d’autres sources de rayonnements ionisants : la fluorescence X pour déterminer la composition chimique d’un matériau, la diffraction X pour  la composition structurelle d’un objet et enfin la thermoluminescence pour dater les minéraux.

L’utilisation de sources de rayonnements ionisants oblige le C2RMF à disposer de deux Personnes Compétentes en Radioprotection (PCR). Leurs missions sont multiples : définir et signaler les zones chaudes, former les personnels, suivre la dosimétrie d’ambiance et des travailleurs, contrôler des équipements.

« Je veille sur la sécurité de cinq utilisateurs permanents – quatre ingénieurs et un apprenti -, d’une dizaine d’utilisateurs réguliers en interne et d’une multitude d’autres ponctuels – chercheurs, conservateurs, restaurateurs, archéologues… », explique Quentin Lemasson, PCR et ingénieur d’études au C2RMF. Deuxième PCR, Antoine Zink est en charge des sources radioactives et il intervient in situ dans les musées et monuments historiques.

 

Des mesures de sécurité adaptées

    

Photo à gauche : Marquage au sol des zones réglementées, signalisations lumineuses et sonores, lourdes portes blindées... le C2RMF a mis en place différents dispositifs pour assurer la radioprotection de ses collaborateurs et du public. Dès qu’Aglaé ou les appareils de fluorescence X ou de diffraction X fonctionnent, les voyants passent au rouge. Photo à droite : Pour Aglaé, cinq dosimètres d’ambiance sont posés à la sortie des sources et de la cuve d’accélération, et aussi au niveau de l’aimant orientant le faisceau, de la cage de Faraday et du portail de la zone d’analyse. Un sixième placé dans la salle de commande sert de témoin. Deux PCR assurent le suivi dosimétrique des travailleurs. (© Nicolas Lartigue/Pellicam/IRSN)


 

 Les règles de radioprotection au C2RMF

 L'accélérateur de particules Aglaé du C2RMF

 Art et rayonnement