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Les sites radiocontaminés

Diagnostiquer la contamination radioactive

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Régulièrement sollicité pour son expertise, l’Institut a déjà enquêté sur la radiocontamination de près de quarante sites en France.

En 1898, Marie Curie découvrait le radium, qui, du fait de ses propriétés radioactives, a rapidement été jugé utile dans l’industrie (peintures luminescentes, engrais, etc.) et la médecine (radiothérapie). Trois usines se sont alors lancées dans sa production, qui consiste à extraire le radium à partir de minerais uranifères. Les procédés chimiques qui en permettent l’extraction ont engendré des déchets dont la gestion et les précautions de manipulation n’inquiétaient personne à l’époque. « Néanmoins, la contamination résiduelle est restée faible », relativise David Ladsous, ingénieur à l’IRSN.

À partir des années 1960, le radium a été progressivement remplacé par des éléments radioactifs artificiels, comme le tritium pour la radioluminescence. Aujourd’hui, il reste sur ces sites des traces de contamination radioactive localisée sur certains murs, sols, canalisations et paillasses des bâtiments ayant abrité des recherches et des opérations industrielles. Elles persistent aussi dans les gravats et la terre ayant reçu les déchets et effluents liquides.

  

Qu'est-ce qu’un site radiocontaminé ?

Il s’agit d’un site sur lequel des matières radioactives ont été utilisées ou stockées et où il persiste encore aujourd’hui un niveau de radioactivité supérieur au bruit de fond environnant. La présence des radionucléides concernés, naturels ou artificiels, peut être due au dépôt de résidus de procédés chimiques de fabrication (boue, déchets) ou à un incident (rupture d’une canalisation transportant un liquide radioactif, incendie).
 
Les lieux radiocontaminés sont souvent d’anciens sites industriels ou d’anciens laboratoires de recherche. La présence de contamination radioactive ne signifie pas dans tous les cas l’existence de risques sanitaires importants ; elle peut néanmoins susciter l’inquiétude des occupants, des usagers ou des riverains et contribuer à la dépréciation des biens immobiliers.

 

 

Enquêter et informer

Le principal enjeu est de protéger la population contre tout risque d’exposition externe par irradiation ou interne par ingestion ou inhalation. Il s’agit donc de sécuriser ou de réhabiliter les sites radiocontaminés après un diagnostic complet des bâtiments, des sols et, si nécessaire, de la faune et de la flore sur place ou aux alentours. Les terrains concernés peuvent être  soit propriétés de particuliers, d’entreprises ou de l’État, soit à responsabilité défaillante (sites dits ‘orphelins’).

Quarante sites suspectés de radiocontamination ont ainsi déjà été diagnostiqués par l’IRSN en collaboration avec les services de l’État tels que les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). 

 

Les acteurs autour des sites pollués radioactifs :

 

Les acteurs autour des sites pollués radioactifs. @ArtPresse/IRSN   

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