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Le radon

Potentiel radon des communes : Nouvelle-Calédonie

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L’IRSN a été sollicité par l’Autorité de Sûreté Nucléaire pour réaliser une cartographie du potentiel radon pour les Outre-Mer (DROM-COM). La méthode appliquée vise à estimer le potentiel radon des formations géologiques, c’est-à-dire leur capacité à générer du radon en surface. Elle consiste à prendre en compte les principaux paramètres influençant, d’une part, la production du radon dans le sous-sol et, d’autre part, le transport de ce gaz depuis sa source jusqu’à la surface. Cette approche est fondée sur la compilation et l’exploitation des données géologiques disponibles. Elle est similaire à celle développée et mise en œuvre par l’IRSN pour la France métropolitaine à la demande de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

La concentration du radon dans l’air d’une habitation dépend des caractéristiques du sol, source principale du radon dans un bâtiment, mais aussi des caractéristiques du bâtiment et de sa ventilation. Le climat et les modes de construction, qui conditionnent fortement les taux de renouvellement de l’air intérieur, constituent de ce fait des paramètres importants.

Des zones classées à potentiel radon de catégorie 3 vont ainsi pouvoir induire des expositions au radon très variables en fonction du contexte climatique et de la typologie des habitats. L’exposition pourra être, par exemple, très faible en Nouvelle-Calédonie ou en Guyane du fait des constructions très ouvertes et donc très ventilées que l’on y rencontre alors qu’elle pourrait être élevée dans les habitations chauffées et bien isolées de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Evaluer votre exposition nécessite de réaliser un dépistage de votre habitation. Ce dépistage consiste à mesurer les concentrations du radon à l’aide de détecteurs (dosimètres radon) qu’il est possible de placer soi-même. Pour que cette mesure soit représentative, elle doit être effectuée dans les pièces de vie principales, sur une durée de plusieurs semaines et de préférence sur la période hivernale (en savoir plus sur le protocole de mesure). Le coût d’acquisition et de développement de ces détecteurs s’élève à quelques dizaines d’euros.

Lorsque la concentration mesurée s’avère élevée, il est alors nécessaire de rechercher des solutions pour réduire l’exposition au radon. Ces solutions consistent à  limiter l’entrée du radon dans le bâtiment, en renforçant l’étanchéité entre le sol et le bâtiment, et à éliminer le radon en favorisant le renouvellement de l’air intérieur (aération, ventilation).

Plus d'information sur les techniques de réduction du radon.

 

Connaître le potentiel radon de sa commune en Nouvelle-Calédonie

 

La cartographie du potentiel du radon des formations géologiques établie par l’IRSN conduit à classer les communes en 3 catégories : 

catégorie 1

Catégorie 1

Les communes à potentiel radon de catégorie 1 sont celles localisées sur les formations géologiques présentant les teneurs en uranium les plus faibles. Ces formations correspondent notamment aux formations calcaires, sableuses et argileuses constitutives des grands bassins sédimentaires (bassin parisien, bassin aquitain) et à des formations volcaniques basaltiques (massif central, Polynésie française, Antilles…).

Sur ces formations, une grande majorité de bâtiments présente des concentrations en radon faibles. Les résultats de la campagne nationale de mesure en France métropolitaine montrent ainsi que seulement 20% des bâtiments dépassent 100 Bq.m-3 et moins de 2% dépassent 400 Bq.m-3.

catégorie 2

Catégorie 2

Les communes à potentiel radon de catégorie 2 sont celles localisées sur des formations géologiques présentant des teneurs en uranium faibles mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments.

Les communes concernées sont notamment celles recoupées par des failles importantes ou dont le sous-sol abrite des ouvrages miniers souterrains... Ces conditions géologiques particulières peuvent localement faciliter le transport du radon depuis la roche jusqu'à la surface du sol et ainsi augmenter la probabilité de concentrations élevées dans les bâtiments.

catégorie 3

Catégorie 3

Les communes à potentiel radon de catégorie 3 sont celles qui, sur au moins une partie de leur superficie, présentent des formations géologiques dont les teneurs en uranium sont estimées plus élevées comparativement aux autres formations. Les formations concernées sont notamment celles constitutives de massifs granitiques (massif armoricain, massif central, Guyane française…), certaines formations volcaniques (massif central, Polynésie française, Mayotte…) mais également certains grés et schistes noirs.

Sur ces formations plus riches en uranium, la proportion des bâtiments présentant des concentrations en radon élevées est plus importante que dans le reste du territoire. Les résultats de la campagne nationale de mesure en France métropolitaine montrent ainsi que plus de 40% des bâtiments situés sur ces terrains dépassent 100 Bq.m-3 et plus de 6% dépassent 400 Bq.m-3.

Remarque : les communes de Nouvelle-Calédonie étant de très grande taille, la majorité d’entre elles incluent dans leur périmètre des formations géologiques dont les teneurs en uranium sont estimées plus élevées. Ces formations, bien qu’ayant une extension limitée, sont réparties sur la quasi-totalité du territoire. Dans ce cas, la cartographie par commune ne représente pas la surface réelle d’un territoire affectée par un potentiel radon mais, en quelque sorte, la probabilité qu’il y ait sur le territoire d’une commune une source d’exposition au radon élevée, même très localisée. Afin de visualiser différentes zones au sein du territoire communal et de mieux apprécier le potentiel radon réel sur ce territoire, il convient de se référer à la cartographie représentée selon les contours des formations géologiques.

 

(Dernière mise à jour : Décembre 2016)

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