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Actions en région contre le risque radon

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Introduction

Des politiques volontaires de prévention du risque radon sont mises en place au niveau local. Les spécialistes du bâtiment et les professionnels de santé travaillent à réduire la concentration en gaz radon dans l’habitat et dans les lieux publics.

 

Quelques exemples de sources d'exposition sur l'homme
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Dans les départements les plus concernés par le radon, la législation concerne certains lieux ouverts au public et sites de travail. En revanche, il n’y a pas aujourd’hui de réglementation pour l’habitat. Ce qui n’empêche pas certains acteurs de se préoccuper de ce risque.

L’IRSN a ainsi engagé depuis plusieurs années une démarche pluraliste qui vise à impliquer les acteurs locaux – institutionnels et professionnels – dans des actions de mesure et de protection contre le radon.

En Franche-Comté, une démarche pluraliste est menée depuis plusieurs années avec une vingtaine de partenaires régionaux (populations, collectivités, professionnels de santé, du bâtiment et de l’éducation) afin de faciliter la compréhension des enjeux en termes de risques associés à l’exposition au radon dans l’habitat.

En 2015, en Haute-Vienne, deux Communautés de Communes des Monts d'Ambazac et Val du Taurion et de l’Aurence et Glane Développement ont lancé avec l'IRSN le programme « Radon : changeons d’air, relevons le défi ».

L’objectif de ce programme est de permettre aux habitants de connaître leur niveau d’exposition au radon dans leur logement et de les accompagner dans la mise en place d’actions pour le diminuer.

 

Réaliser des expertises radiologiques

Parfois, il faut agir dans l’urgence, comme à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne) en mars 2014. Des concentrations supérieures à 8 000 becquerels par mètre cube d’air (Bq/m3) ont été mesurées dans une maison construite sur des résidus de traitement de minerais d’uranium.

À la demande des pouvoirs publics, l’IRSN a envoyé des équipes et des moyens techniques sur place. Il a évalué la situation radiologique de la maison et les risques pour la santé des occupants. Dans son rapport, rendu le 2 juin 2014, l’Institut a estimé que les adultes habitant la maison depuis plus de dix ans présentent une probabilité de décès par cancer du poumon équivalente à celle d’un fumeur régulier.

 

Action pluraliste à Concarneau

À Concarneau, dans le Finistère, l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) a mené une action financée par la Direction Générale de la Santé et l’Institut national du cancer. 

De 2012 à 2014, la CLCV a distribué des « kits radon » comprenant des dosimètres et des documents d’information aux habitants de l’agglomération, avec le soutien des élus et le relais des médias locaux. Ces kits ont donné lieu à plus de 3 600 mesures, dont près de 24% étaient supérieures au seuil de 300 Bq/m3 recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Ventilation, rebouchage de défauts d’étanchéité des fondations… Des premiers travaux ont pu être réalisés dans certaines habitations. Ils ont permis de diminuer la concentration de radon. Toutefois, il n’y a pas de professionnels – chauffagistes, aéristes, maçons, électriciens… – capables de résoudre le problème, selon la CLCV.

L’Agence régionale de santé de Bretagne poursuit la distribution des kits. Avec l’Association Approche-Écohabitat, elle développe des compétences en « diagnostic radon » des bâtiments d’habitation.

 

(Dernière mise à jour: Mai 2016)