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Radioécologie marine

Expertise : Répondre aux questions d'une municipalité avant travaux

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Existe-t-il un risque radiologique pour les travailleurs et les amateurs de fruits de mer à draguer les sédiments du port de La Rochelle ? Réponse avec l’IRSN.

Inquiétudes à La Rochelle (Charente-Maritime) : l’agrandissement prévu du port de plaisance suppose de draguer un million de tonnes de sédiments du port actuel, de les transporter et de les relarguer en mer.

Or, de l’autre côté du port, une usine Rhodia produit depuis des années des terres rares à partir de minerais enrichis en thorium. La radioactivité naturelle des éléments extraits et concentrés par cette entreprise (on parle de radioactivité naturelle renforcée) fait rapidement naître un doute quant à l’éventuelle contamination des sédiments.

Mi-2009, l’IRSN se voit confier par la municipalité la mission d’estimer l’impact de ces opérations pour les travailleurs en charge du dragage, les promeneurs, mais aussi le public consommant des produits de la mer de la région.

 

Évaluer les conséquences dosimétriques

« Nous avons été sollicités pour qualifier le niveau de radioactivité des sédiments et l’impact dosimétrique des opérations de dragage », résume Dominique Boust, chef du laboratoire de radioécologie de Cherbourg-Octeville (Manche) de l’IRSN, qui a piloté cette mission. Dans la pratique, ce sont deux rapports que l’IRSN rendra, car les phases préalables d’échantillonnage et les mesures ont été confiées par la Ville à deux sociétés tierces. « Nous avons dû rendre un premier rapport de validation de la méthodologie retenue par ces sociétés avant de pouvoir nous atteler au second, à savoir l’expertise des mesures réalisées. »

Ce deuxième rapport, rendu début 2010, répondait à deux questions :

  • Les niveaux de radioactivité sont-ils significativement supérieurs à la normale ?
  • Quel serait l’impact dosimétrique d’un dragage et d’un relargage en mer des sédiments sur les travailleurs, les promeneurs et les consommateurs de produits de la mer ?

 

La première interrogation trouve vite réponse : le niveau de radioactivité des sédiments est normal, lié à la radioactivité naturellement présente.

Répondre à la seconde question prend plus de temps. « Nous avons mené un travail de radioécologie sur les rejets de sédiments dragués en mer : l’évaluation de la contamination des matières en suspension et de l’eau, et, par voie de conséquence, des espèces consommées. Nous avons fourni des concentrations en radionucléides dans les différentes espèces – mollusques, crustacés, poissons – consommées sur la zone. » 

Ces données ont été croisées par le service d’expertise en radioprotection, avec les données de consommation locales pour calculer l’impact pour des consommateurs de produits locaux de la mer. L’exposition des travailleurs sur les navires de dragage a été également estimée. « Nos calculs montrent que l’impact est négligeable pour toutes les personnes potentiellement concernées », conclut Michel Chartier, expert en radioprotection à l’IRSN. Le résultat de cette expertise a permis de répondre aux interrogations des différentes populations concernées.

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