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La radioécologie

La radioécologie marine

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La radioécologie marine étudie l’évolution des niveaux de radioactivité en pleine mer et dans les zones littorales. Elle permet d’effectuer des expertises sur les conséquences des rejets en mer des installations nucléaires.

La radioactivité naturelle de l’eau de mer est de l'ordre de 13 000 Bq/m3, essentiellement due au potassium 40. S’y ajoute la radioactivité artificielle, dont le césium 137 est l'un des principaux éléments.

Le césium dans le monde

Les océans sont contaminés de façon relativement homogène par les retombées des essais atmosphériques d'armes nucléaires. Les mers peu profondes et les estuaires subissent une contamination plus prononcée du fait des rejets des usines de traitement des combustibles irradiés de Sellafield (Grande-Bretagne) pour la mer d'Irlande et de La Hague (France) pour la Manche. Ces rejets sont en nette diminution depuis plus de 10 ans.

 

Transferts des radionucléides

Les radionucléides sont dispersés par les courants. Ils se fixent sur les particules en suspension dans l'eau qui décantent peu à peu vers le fond et sont stockés dans les sédiments, dont la radioactivité peut être de 100 à 10 millions de fois plus élevée que celle de l'eau de mer. Les organismes marins peuvent, par des mécanismes physiologiques comme la filtration d’eau, accumuler certains radionucléides avec un facteur de concentration de 5 à 100 000 par rapport à l'eau de mer. Les bioindicateurs utilisés sont, par exemple, l'algue du genre fucus, l'huître, la moule, la coquille Saint-Jacques, le crabe ou le homard.

Le tritium en Manche

Certains radionucléides rejetés en mer constituent de remarquables outils pour les océanographes. Par exemple, le suivi du tritium, l'un des radionucléides présents dans les rejets de l’usine de La Hague, permet de calculer que les eaux mettent de 110 à 152 jours pour aller de La Hague au Pas-de-Calais.

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