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Constats radiologiques régionaux de l'environnement

Constat radiologique Vallée du Rhône

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Le constat radiologique Vallée du Rhône a débuté en 2009. L’objectif est d’établir un référentiel actualisé des niveaux de radioactivité dans l’environnement, sur l’ensemble territoire concerné, c’est à dire, les communes limitrophes du Rhône, de l’amont de Creys-Malville jusqu’en Camargue et dans le milieu aquatique du fleuve lui-même. 

Constat radiologique Vallée du RhôneSur ce territoire sont considérées, en tant que sources potentielles de radionucléides, les grandes installations nucléaires situées directement sur la zone d’étude : les 4 Centres nucléaire de production d'électricité (CNPE) en activité, le réacteur de Creys-Malville (en démantèlement), les autres installations du complexe de Tricastin-Pierrelatte et celles de Marcoule.

La méthodologie, définie en 2009 a donné lieu à une stratégie d’échantillonnage et de mesures en milieu terrestre et en milieu aquatique, ces deux milieux étant traités différemment et de façon décalée dans le temps. Au cours de 3 réunions, dont une publique, les avancées de l’étude ont été présentées aux Commissions​ locales d'information (CLI) concernées qui ont ainsi fait part de leurs suggestions concernant le choix des échantillons.

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Étude du milieu terrestre

De mai à décembre 2009, les premiers prélèvements en milieu terrestre ont été réalisés, majoritairement sur la partie sud du territoire. En 2010 et 2011 ont été recueillis la majorité des échantillons du milieu terrestre. Les traitements et mesurages ont été faits durant cette période et jusqu’en fin 2011.

Le plan de prélèvement en milieu terrestre comporte des échantillons des productions agricoles dominantes et d’indicateurs spécifiques des niveaux de radioactivité environnementaux (exemple du tritium dont on recherche l’incorporation dans les feuilles d’arbres).

Outre le secteur proche de Marcoule qui n’avait pas été investigué récemment, les prélèvements sont répartis de façon à ce qu’au moins un type de produit soit prélevé sur chacune des zones potentiellement influencées par les installations en activité ou en démantèlement (Tricastin, Cruas, Saint-Alban, Bugey, Creys-Malville) et sur chacune des zones non influencées réparties le long de la vallée, entre les sites.

Les principaux radionucléides présents dans l’environnement ou figurant dans les rejets des installations nucléaires sont recherchés. Les données acquises viennent confirmer les concentrations attendues.

Résultats par radionucléide

Prélévements de sol dans une prairieElles montrent, pour le tritium, un niveau ambiant de l’ordre du bruit de fond, ou très légèrement supérieur, tout au long de la Vallée, et une influence nette des rejets de Marcoule (Gard), s’étendant jusqu’à une dizaine de km au nord et au sud du site.

Dans le cas du carbone 14, l’influence des installations n’est pas ou peu décelable dans les prélèvements faits, à l’exception des environs de Marcoule où les concentrations sont localement faiblement supérieures au bruit de fond.

Outre les radionucléides d’origine naturelle, le césium 137 (137Cs) et le strontium 90 (90Sr) sont mesurés dans des gammes de valeurs généralement proches des limites de détection. Ces radionucléides sont liés à la rémanence des retombées anciennes : celles des essais atmosphériques d’armes nucléaires (137Cs et 90Sr) et celles de l’accident de Tchernobyl (137Cs).

Il est à noter que du 134Cs lié aux retombées de l’accident de Fukushima a été mesuré à un niveau extrêmement faible dans un échantillon de viande. Comme partout en France, ce bref épisode ne modifie plus les niveaux de référence qui sont présentés dans ce constat et qui ne présentent, par ailleurs, aucun risque sanitaire.

 

Étude du milieu aquatique

L’étude du milieu aquatique permet de fournir une image de la radioactivité présente dans l’environnement du Rhône, par l’examen des très nombreuses données déjà acquises depuis plus de 30 ans et des résultats de mesure des prélèvements destinés à les compléter.

Trois grands secteurs se distinguent le long du fleuve. Le premier, en amont de Creys-Malville (Isère), a été principalement soumis aux retombées des tirs atmosphériques, de l’accident de Tchernobyl et au tritium de l’industrie horlogère suisse. Le deuxième, de Creys-Malville à Marcoule est, en outre, soumis aux rejets historiques et actuels d’effluents liquides des sites nucléaires. Le dernier secteur à l’aval de l’usine de Marcoule est soumis, en plus, aux rejets particuliers des installations de ce site.

Les prélèvements ont porté sur de l’eau filtrée, des matières en suspension, des sédiments, des végétaux immergés, des mollusques et des poissons et ont été répartis de façon à pouvoir distinguer les discontinuités en termes de concentrations des radionucléides : amont-aval des rejets d’effluents liquides ou d’un affluent important (Saône, Isère, Durance).

On observe globalement sur ces trente dernières années une diminution des niveaux et de la variété des radionucléides d’origine artificielle, liée à la décroissance des radionucléides qui avaient été disséminés lors des tirs atmosphériques et après l’accident de Tchernobyl, ainsi qu’à la réduction des activités rejetées par les installations nucléaires.

Résultats par radionucléide​

Prélévements de végétaux aquatiquesLe 137Cs est le radionucléide d’origine artificielle le plus fréquemment mesuré par spectrométrie gamma dans toutes les matrices. Dans l’eau filtrée, il est le seul mesuré en amont de Creys-Malville.

À l’aval du fleuve (Arles), d’autres radionucléides provenant des installations nucléaires (cobalts, argent, manganèse…) sont mesurés sporadiquement, à l’état de traces, dans les différentes matrices prélevées. Les activités en tritium organiquement lié des sédiments sont plus élevées en amont du fleuve qu’à l’aval en raison de la rémanence des rejets de l’industrie horlogère suisse. À l’inverse, dans les poissons, les concentrations en tritium augmentent de l’amont vers l’aval, témoignant de l’influence des rejets des installations nucléaires.

À l’amont du fleuve, dans toutes les matrices minérales ou biologiques, l’activité spécifique du carbone 14 est au niveau du bruit de fond (autour de 200 Bq/kg C). Le carbone 14 mesuré dans les mollusques et les poissons témoigne d’une augmentation progressive de sa concentration de l’amont vers l’aval ; en revanche, l’activité en carbone 14 des végétaux est peu variable.

L’impact des rejets de la médecine nucléaire se traduit par la présence irrégulière d’iode 131, radio-isotope utilisé en radiothérapie, dans les végétaux aquatiques prélevés à l’aval des grandes agglomérations.

Comme en milieu terrestre, l’ensemble des données acquises en milieu aquatique ne montre aucune anomalie et ne présente aucun risque sanitaire.  

 

Le constat radiologique en bref

Analyse et synthèse de 10 années d’études et de mesures antérieures.

Réalisation de 20 campagnes de prélèvement en milieux aquatique et terrestre, notamment de produits régionaux sur plus de 500 000 ha, soit 500 échantillons : légumes (ail, aubergines, courgettes, poivrons, salades, tomates), fruits (abricots, cerises, châtaignes, noix, raisin, pêches, pommes), produits laitiers (lait de chèvre, lait de vache, fromage de chèvre), céréales (blé, maïs, riz), viandes (bœuf, poulet, taureau, sanglier), autres produits (œufs, huile d’olive, miel, romarin, thym, vin).

Types de prélèvement : denrées telles que les productions agricoles majeures, produits à forte valeur ajoutée ou emblématiques (AOC, etc.) ; indicateurs environnementaux (sols, sédiments, flore et faune naturelle).

3 000 résultats (gamma, tritium, 14C, alpha, 90Sr, U isotopique, etc.). Les résultats confirment les niveaux en césium 137 rémanent et témoignent d’un marquage en carbone 14 (milieu aquatique) et en tritium (milieu terrestre et aquatique).


 

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